LA BELLE ÉTOILE

Une belle étoile est née

Un couple d’amis nous a fait découvrir une très bonne adresse gastronomique à Villefranche-sur-Mer : « LA BELLE ÉTOILE ». En descendant les ruelles typiques de la vieille ville  à environ 40 mètres de la mer, vous découvrez ce magnifique restaurant. Selon votre souhait, vous pouvez opter soit pour la terrasse dans un décor de verdure qui peut accueillir 20 personnes ou l’intérieur, tout blanc, décoré avec goût pour 30 personnes

.LA BELLE ÉTOILE exterieur

Un restaurant sans gluten

D’emblée, on se sent bien et surtout merveilleusement accueillis par le couple Manuel et  Tamara DUPONT, les actuels propriétaires des lieux. Ce qui frappe en premier lieu en lisant la carte, c’est que 98 % des plats portent la mention sans gluten, de quoi satisfaire les nombreux adeptes de cette spécificité. Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous voulons en savoir un peu plus. Manuel Dupont a un parcours étonnant et très diversifié. Après un début à « La Bourride » à Caen, deux étoiles au guide Michelin, il rejoint l’homme au chapeau noir, Marc Veyrat. Un petit passage en Angleterre aux côtés de chefs étoilés, il revient en France au Palais de la Méditerranée, mais c’est au fameux « Terroir divin » à Nice qu’il amplifie sa notoriété.

Manuel et TamaraLe couple souhaite posséder un établissement pour pouvoir s’exprimer, et c’est Tamara qui trouve ce lieu « La belle Étoile ». Pour Manuel, ce n’était pas un endroit auquel il avait pensé, mais il nous confie « Mon étoile c’est ma femme et je lui fais confiance ». C’est ainsi que le 13 avril 2017 le restaurant ouvre ses portes.

Des produits locaux

Manuel a un style de cuisine simple et bonne avec les bons produits locaux notamment pour le poisson fourni par les pêcheurs de Villefranche-sur-mer . En plus d’un menu, la carte change tous les deux jours en fonction du retour du marché et des surprises de la pêche.LA BELLE ÉTOILE CARFTE DU JOUR

Le choix de la carte tient sur une page, c’est un adepte du 5, 5, 4 : 5 entrées, 5 plats, 4 desserts, tout est fait maison, à la minute. Les végétariens ne sont pas oubliés. Tout est bon, ce jour-là, nous avons opté pour la bonite de Villefranche, vinaigrette de palourdes, les joues de cochon grillé et nectarine marinée. JOUES DE COCHON

BONITEPour les plats un filet pageot sauvage, jus aux olives et origan et un carré d’agneau de l’Adret, jus au romarin. Le tout, accompagné de petits légumes du moment, et du fameux écrasé de pommes de terre. Pour terminer, il nous conseille le parfait glacé de melon, nougatine. Au niveau de la carte des vins, l’offre est d’origine régionale comme le Château Roubine Lion et Dragon ou le Minuty Prestige. Le menu, (formule 2,2,2), est composé d’une partie immuable en entrée, la soupe de poissons de roche ou la terrine de canard et en plat, une viande ou un poisson, pour terminer avec deux desserts. Un bon compromis, rapport qualité-prix à 32 €.

CARRE D'AGNEAU

FILET DE PAGEOTCe qui fait plaisir, c’est de voir ce couple heureux. Principalement destinée au service, Tamara virevolte de table en table, quant à Manuel, quand il n’est pas aux fourneaux, il aime bien aller au contact afin de connaître le ressenti de la clientèle.

Une très belle fréquentation par les étrangers, le site internet uniquement anglais est une bonne approche pour ce type de clientèle. Les réseaux sociaux sont dithyrambiques avec 5/5 et de nombreux commentaires en anglais, quant aux sites de recommandations, c’est le même esprit qui domine.Manuel Dupont avec Paul Obadia et Claude Tomatis

En conclusion, une bonne adresse à retenir avec un très bel avenir et sûrement de belles distinctions.

Pour presque tout savoir :

La BELLE ÉTOILE : 1 rue Baron de Bres, 06230 Villefranche-sur-Mer, France.
Tél :+33 4 97 08 09 41
https://www.labelleetoile-villefranche.com
OUVERT du LUNDI au DIMANCHE de 19h00 à 22h00. Déjeuner samedi et dimanche selon les saisons.
EMAIL labelleetoilevillefranche@gmail.comLA BELLE ÉTOILE PLAN DETAILjpg

Paul et Raydo Obadia, PRO juillet 2018

Photos PRO

Un Proviseur pas comme les autres

Un Proviseur pas comme les autres…

Denis Ferault_PORTRAIT-1Nous allons vous faire partager un parcours atypique d’un homme qui aime le surpassement.

Denis FERAULT, Proviseur du Lycée des métiers Hôtellerie Restauration Paul Augier à Nice depuis septembre 2017. Ce qui le différencie de tous ses collègues, c’est qu’il est MOF (meilleur ouvrier de France). Un fait unique et rarissime pour que nous lui consacrions un article.

Pas de courte échelle.

En effet, il gravit tous les échelons par sa volonté de réussir.

Dans sa famille, aucun antécédent qui aurait pu le prédisposer à choisir cette voie. Par la force des choses, il débute, à l’âge de 15 ans sa formation d’apprenti au CFA de Besançon, ville dont il est natif, et obtient un CAP « salle ». Déjà on perçoit une volonté de se différencier puisqu’il travaille en parallèle au restaurant de son village, le Vigny.

L’homme des challenges.

POMPON JEANNE D'ARCÀ 18 ans, il s’engage dans la Marine nationale et prépare tout seul le concours d’entrée de l’école des maîtres d’hôtel de la marine nationale de Saint Mandrier. Non seulement il le réussit mais sort major de sa promotion. Il choisit le Ministère de la mer et apprend toutes les subtilités du métier et notamment, les exigences du protocole. Un jour, le Premier Ministre de l’époque, Pierre MAUROY, lui demande s’il a déjà embarqué sur un bateau, il lui fait part de son souhait de servir sur la Jeanne D’Arc. Son rêve devient réalité en 1983. Il passe trois années à découvrir les cinq continents et met en exergue le raffinement du “service à la française” en servant des hôtes prestigieux.

Après un passage à Djibouti, il démissionne de la marine au grand étonnement de ses supérieurs et prend le chemin de la vie professionnelle.

À 22 ans, avec comme seules armes sa valise et son pompon rouge, il retourne à Paris, rencontre sa future femme puis obtient son premier poste au Grand Large sur l’île d’Oléron dont la spécialité est le homard et la sole. Il aime les challenges et se présente en candidat libre, il obtient du premier coup le Brevet professionnel et le BTS. Fort de ses succès, il continue sa carrière dans les relais et châteaux et commence en Angleterre au « Manoir aux Quat’ Saisons » sous les ordres de Raymond Blanc qui lui permet de découvrir les grands crus et surtout d’avoir le privilège de servir la famille royale.

De son passage sur la Jeanne, il a gardé le besoin de changement. Donc après une immersion en terre bourguignonne à la Côte Saint-Jacques à Joigny, il retourne à Paris pour un nouveau challenge. Participer avec succès à l’obtention de deux étoiles pour la première grande table d’hôtel à Paris avec le Clos Lonchamp au sein du Méridien Étoile.

Après avoir appris presque tout, tout seul, il a envie de transmettre et d’enseigner. Il commence par Calais puis Le Touquet, Tahiti, Auxerre, il se stabilise au lycée hôtelier Savoie-Léman à Thonon-les-Bains. La compétition lui manque et il s’impose deux objectifs importants :

– Décrocher le MOF du Maître d’Hôtel en 2007. Après avoir obtenu cette distinction, son avenir change, toutes les portes s’ouvrent, il collabore pour un guide gastronomique et devient conseiller pour le chef Régis MARCON.

Se présenter, en 2008 au concours de Personnel de Direction de l’Éducation Nationale. 700 postes à pourvoir pour les 7000 candidats. Comme à son habitude il réussit du premier coup et commence une nouvelle ère.

DENIS FERAULT DIPLOME MOF;pg

L’homme des défis.

Après avoir occupé le poste de Principal adjoint, à Étampes, il est nommé comme Principal dans un collège d’éducation prioritaire dans le « 93 » au milieu de la cité du Clos Saint-Lazare. Il participe à la reconstruction de cet établissement et son objectif est de donner une autre image que celle véhiculée par les médias. Il réussit puisque 4 ans après il existera une liste d’attente pour avoir une place dans ce collège et quelques élèves seront même acceptés par le Lycée Henri IV. Pendant 3 ans, il partage son expérience avec Olivier Ayache-Vidal qui réalisera le film les Grands Esprits.

Après cette expérience, il désire devenir le Proviseur du Lycée Paul AUGIER à Nice. Cependant il existe une difficulté : 70 collègues ont le même souhait. Seulement, un seul candidat MOF ! Il est nommé à Nice pour la rentrée de septembre 2017.

Un nouveau défi l’attend : la reconstruction du Lycée. 30 millions ont été affectés pour réhabiliter les 8 étages et construire une nouvelle aile côté nord. Cette situation n’impressionne pas le proviseur qui a d’autres ambitions pour cet établissement.

Il veut mettre en application les principes de base de la bonne éducation qui ouvrent toutes les portes, à savoir, être à l’heure, respecter sa tenue vestimentaire avoir toujours présent à l’esprit l’hygiène. Il désire que tout son personnel connaisse les marqueurs régionaux dans le cadre d’un développement durable, respectueux des saisons. Son souhait, que le Lycée Paul AUGIER devienne un pôle reconnu par la profession régionale, nationale, voire internationale. Pour ce faire il envisage plus de rigueur dans la sélection et dans la vie professionnelle.

Nouveau Lycee Paul Augier

De plus, il est l’un des initiateurs du Trophée du Maître d’hôtel dont la première édition a eu lieu au SIRAH en 2017. Compétition réservée aux Maîtres d’hôtel, chefs de rang ou encore sommeliers qui doivent avoir comme principes : l’innovation, la transmission et l’excellence.

L’homme

Aujourd’hui, Denis FERAULT est un homme comblé à 54 ans, il est marié avec Michèle, ils ont trois enfants qui ont tous suivi une voie différente, mais toujours dans le domaine de l’hôtellerie. Après 18 déménagements, ils ont adopté Nice, une ville magnifique entre mer et montagne, très dense aux multiples activités. Il nous dit : J’ai parfois l’impression d’être dans un autre pays, avec tous ces commerces dont certains me font penser à l’Italie.

À la grande joie de sa femme Michèle, Denis fait la cuisine.  Ils aiment particulièrement faire leur marché à la libération.

DENIS FERAULT GUILDE DES FROMAGERSDenis cuisine la poularde au vin jaune et aux morilles, la truite sauvage de la loue (rivière qui traverse le Doubs et le Jura), et le gibier. Pour accompagner ces mets, un excellent bourgogne, blanc ou rouge et de préférence un chablis ou un meursault. Pour terminer un bon fromage comme le comté avec un peu de bleu et du banon. Pour les desserts,  de préférence une tarte.

Avec toutes les qualités de son nouveau Proviseur, le Lycée Paul Augier tient bon le cap et tient bon le flot.

Bon vent, Monsieur le Proviseur…

PRO (Paul et Raydo Obadia) juin 2018

Photos Denis  Férault et PRO

 

 

Japon Chapitre 5

KAMAKURA

Pour sortir de la capitale et visiter une ville emblématique nous sommes allés à Kamakura, une ville située au bord de la mer, à moins d’une heure de Tokyo en autobus. Ancienne capitale du Japon aux 11e et 12e siècles, Kamakura est aujourd’hui, de par son histoire très riche d’un point de vue culturel, une destination de toute première importance.

CARTE

 

Il faut compter une heure de bus ou de train pour rejoindre cette ville.

 

Le premier trésor à découvrir est le Temple Jomyo-In dans lequel avons assisté à la cérémonie rituelle  du thé dans l’atmosphère reposante de la Maison de Thé, construite il y a 400 ans.

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KAMAKURA JOMYO-JI TEMPLE

CÉRÉMONIE DU THÉ

 

DAIBUTSU-  LE GRAND BOUDDHA

Puis nous sommes allés voir Daibutsu, le grand Bouddha. Situé dans le temple Kotoku-in, vous découvrez cette majestueuse statue en bronze de 1252 mesurant 13.35 mètres de haut et pesant 121 tonnes, il est le deuxième plus grand bouddha du Japon.

LE GRAND BOUDDHA-1jpg Vous pourrez le contempler de l’extérieur mais, également de l’intérieur !

LE GRAND BOUDDHA-2jpg

Le grand Bouddha trône de façon imperturbable, il  intrigue et passionne les foules et impose le respect.

TEMPLE HOKOKU-JI

Puis nous avons eu l’occasion de visiter le Temple Hokoku-ji, un modeste temple bouddhiste zen, situé sur les hauteurs de Kamakura qui est réputé pour son jardin de bambous.HOKOKU-JI TEMPLE.jpg

 

L’ÎLE D’ENOSHIMA

Enfin nous avons terminé par  la visite de l’île d’Enoshima et à son temple, offrant une vue imprenable sur l’océan. Vous pourrez profiter de la promenade le long de la rue commerçante Benzaiten Nakamise.

ENOSHIMA STAION BALNEAIRE

Une journée inoubliable au bord de l’océan !

SHIBUYA-LE QUARTIER BRANCHÉ DE TOKYO

Retour à Tokyo et visite du fameux  quartier branché de Tokyo :  SHIBUYA.  Surtout, allez au carrefour croisé  qui met en scène une chorégraphie rythmée à la seconde par des feux tricolores,  550 000 piétons par jour. Il faut traverser pour se sentir emporté par la foule.

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L’histoire fabuleuse du chien fidèle.

HACHIKO, tel est son nom. Son maître, Hidesaburo Ueno, professeur d’université à Tokyo, dans les années 1923 avait pour habitude d’amener son chien à la gare de Shibuya. Le chien l’attendait sagement jusqu’au soir.  Cependant en mai 1925, le professeur mourut et HACHIKO l’attendit tous les soirs à la gare de Shibuya pendant 10 ans, et ce, jusqu’à sa mort. Les Japonais lui ont érigé une statue pour l’honorer.

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CURIOSITÉ

CHOIX DU PLAT EN VITRINE-1

Il est habituel de voir en vitrine la reproduction des plats que le restaurant vous propose. Très utile, lorsque la carte est uniquement en japonais. Cela vous évitera quelques surprises.

À demain pour la suite

PRO Paul Raydo Obadia Avril 2018

Photos PRO

Merci à Laurence Shishido Tél : +81.90.1799.7755

Email : laurenceshishido@gmail.com

 

JAPON chapitre 2

Tokyo et la tradition.

Tokyo est immense, les tours dominent la ville, mais les Japonais ont su conserver en plein centre de la ville un sanctuaire au cœur d’un quartier de la capitale (Yoyogi)  avec un jardin merveilleux, il s’agit de : MEIJI-JINGU, les Japonais qualifient cet  endroit de poumon de verdure de la ville.

premier grand Torii

Meiji-jingu est un vaste sanctuaire contigu au parc Yoyogi. Prisé des touristes, lieu de cérémonie de mariage traditionnel et endroit populaire pour fêter le Nouvel An, ce complexe shintoïste reste très fréquenté toute l’année.  On y accède par une vaste allée bordée de fûts de saké d’un côté et de tonneaux de vin, dons de la France.

Il s’agit en réalité d’un immense complexe shintoïste, d’abord, passage sous le premier grand Torii, puis la balade dans le jardin impérial  (Meiji Jingû Gyôen) . Ensuite, la visite se poursuit à travers cette forêt de cent mille arbres, jusqu’au jardin intérieur qui héberge plusieurs mariages traditionnels chaque week-end.

l'entrée du temple

Nous avons été frappés par la sobriété de ce temple et la beauté de cette nature qui caractérise si bien le Japon traditionnel. Nous avons respecté le rituel en nous purifiant par l’eau, puis formulé un vœu sur une tablette en bois qui partira en fumée pour que ce souhait se réalise.

Pendant cette visite, il faut absolument visiter le jardin intérieur du sanctuaire Meiji ou Yoyogi Gyoen. Dans ce lieu de 83.000 m², vous avez l’impression de pénétrer dans une forêt où la quiétude naturelle vous isole complètement de la ville située à quelques centaines de mètres. Les plantes et fleurs changent au gré des saisons.

Le soir, nous avons terminé par l’incontournable restaurant Gonpachi  1 Chome-13-11 Nishiazabu, Minato, Tokyo   +81 3-5771-0170. Accueillis avec des « Irashaii » (bienvenue), entonnés par les serveurs qui couvrent une musique d’ambiance année 90, il faut aller au moins une fois dans cet endroit typique et prisé par les touristes comme par les Japonais. C’est le lieu où l’on boit et partage de mets typiques. Indispensable de réserver.

. GONPACHI-1

GONPACHI-1 bis

Ambiance garantie et vue sur la cuisine centrale. De plus, si vous avez vu le film Kill Bill, cet endroit vous semblera familier. Ce restaurant est à l’origine du décor d’une scène mythique. De nombreux artistes fréquentent ce lieu mythique et notamment Johnny Depp et Kanye West.

Curiosité : Tour de Mario Kart dans les rues de Tokyo au Japon.

C’est une des expériences à tenter conduire un kart déguisé en Mario en plein dans les rues de Tokyo. Et en plus des sensations fortes et du côté fun, c’est également un super tour pour visiter les quartiers connus de la capitale nippone comme Roppongi et Shibuya.

À demain pour la suite.

PRO Paul Raydo Obadia avril 2018

Photos PRO

Merci à Laurence Shishido Tél : +81.90.1799.7755

Email : laurenceshishido@gmail.com

 

Japon, Chapitre 1

Nous avons fait un magnifique voyage et, dans le cadre de notre blog, nous souhaitons vous faire partager notre satisfaction et notre bonheur d’avoir réalisé ce merveilleux séjour.

Notre impression globale, le Japon est un pays fantastique où la gentillesse et la politesse sont les maîtres mots de l’hospitalité japonaise. Vous transmettre ce que nous avons ressenti, tel est notre but en vous décrivant nos visites, nos repas et nos conseils pour que vous puissiez profiter comme nous, de ce déplacement au soleil levant.

Quand vous allez à Tokyo, la première question concerne l’utilisation de l’aéroport : Narita ou Haneda ?

Si votre compagnie aérienne vous donne les deux possibilités, optez sans hésitation pour Haneda qui se trouve à 30 km au sud-ouest de Tokyo, alors que Narita est situé à plus de soixante kilomètres à l’est de la capitale japonaise. Le choix s’impose en faveur de Haneda, c’est plus rapide et moins cher, quel que soit le mode de transport utilisé. (Taxi, train, bus…)

La deuxième question primordiale, comment faut-il visiter le japon ?

Si vous aimez l’aventure, tout est possible, mais parlez-vous japonais ? Pas la peine, vous parlez anglais, mais sachez que les Japonais ne pratiquent pas la langue de Shakespeare et même si c’est le cas, il est parfois difficile de les comprendre. Alors, la solution idéale, c’est d’avoir un accompagnateur parlant japonais et français possédant la connaissance du terrain et qui vous préparera un séjour en fonction de vos objectifs. En ce qui nous concerne, nous avions la chance que notre meilleure amie, Laurence Shishido est Française et réside au Japon depuis 27 ans, mariée à un Japonais, utilise couramment la langue nippone, aime sa ville et n’a qu’une envie, vous faire partager son amour de ce pays qu’elle a adopté.De plus, c’est son métier.

(Voir en fin de chapitre ses cordonnées)HANEDA AVEC NOTRE AMIE LAURENCE DENANT LE TAXI

La troisième question préalable, quelles dates privilégier ?

Il est difficile d’affirmer que telle saison est préférable à une autre, mais selon les autochtones, la plus belle est celle qui s’étale de mi-mars à début avril, celle des cerisiers en fleurs. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour cette période.

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Les cerisiers (Sakura) ou 50 nuances de rose.

Sakurcerisiers dans la ville-3a est le nom japonais des cerisiers. Leur floraison est un évènement majeur dans la vie des Japonais et cette période est éphémère, puisqu’il s’écoule sur une quinzaine de jours entre l’éclosion, la floraison l’apogée de la floraison le déclin et la chute des pétales. D’où la nécessité de bien choisir les dates de son séjour au Japon. Les prévisionnistes estiment que pour Tokyo c’est habituellement de la dernière semaine de mars à la première d’avril alors que pour Sapporo (île de Hokkaido) ce sera début mai.

Il existe plus de 600 variétés de cerisiers au Japon dont les spectres s’étendent du blanc au rosé foncé. Ils sont merveilleux, mais ne donnent pas de fruit, ils sont là pour la beauté de la nature et lorsque le vent disperse les fleurs, il semble neiger des flocons roses et blancs apportant une purification de l’air et des bienfaits pour ceux qui assistent à ce spectacle merveilleux.

cerisiers dans la ville-4

Nous étions donc à Tokyo cette mégapole tentaculaire de plus de 37 millions d’habitants, la plus grande au monde et nous avons testé toutes sortes de cuisines et la première les fameux sushis.

Pour ce faire, nous sommes allés à Roppongi Hills, le quartier auto proclamé le lieu le plus en vogue à visiter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Le restaurant PINTOKONA, est niché dans un centre commercial propose de délicieux et frais sushis que le chef préparera devant vous. Adresse ; 6-4-1 Roppongi, Minato,  Tokyo +81 3-5771-1133. Petite particularité, il faut enlever ses chaussures avant de passer dans la zone de dégustation.

Pintokona vue générale

Parmi les plats dégustés.

 

 

Le saviez-vous ? Une croyance sexiste existe à propos des sushis. Au Japon, son art a longtemps été réservé uniquement aux hommes. La majorité de la population a du mal à imaginer qu’une femme puisse être maître sushis. Les raisons ? Certains pensent que les mains des femmes sont trop douces et chaudes pour pouvoir cuisiner convenablement les sushis ! Il faut attendre 2010 pour qu’un restaurant de sushis tenu uniquement par des femmes puisse voir le jour. C’est l’exception qui confirme la règle, car la croyance est tenace.

Curiosité :

Il est courant de programmer une réunion de travail  en plein air le soir sous les cerisiers, mais en tenue de travail s’il vous plaît! Ce qui n’empêche pas de dîner.

REUNION DE TRAVAIL SOUS LES CERISIERS

À demain pour la suite.

PRO Paul Raydo Obadia avril 2018

Photos Pro

Laurence Shishido Tél : +81.90.1799.7755

Email : laurenceshishido@gmail.com

DAME NATURE, le restaurant Bio-gourmand à Saint-Laurent-du-Var

DAME NATURE, le restaurant Bio-gourmand à Saint-Laurent-du-Var.

Voici la découverte du restaurant DAME NATURE créé en 2001 par Fabienne et Michel VILAIN précurseurs du «Bien–manger». Leur devise :

 « Que ton aliment soit ton seul médicament », Hippocrate (460 – 370 av JC) et de rajouter, qu’il soit compatible avec le plaisir. Le ton est donné.

À cette époque, c’était un challenge, car le BIO n’était pas dans l’air du temps.

Le restaurant précédent (Madame Nature) avait déjà une tendance « saladerie–végétarienne », en le transformant, DAME NATURE propose des plats « bio ».

Nous sommes accueillis très chaleureusement par FABIENNE ET MICHEL VILAIN, les créateurs de cet établissement dont la complémentarité est parfaite.DAME NATURE MICHEL ET FABIENNE

Michel : a une expérience complète dans le métier de la restauration à Paris, Charlot 1er, la Tour d’Argent, puis en province et notamment à Nice avec l’ouverture du Beau Rivage.

Fabienne : c’est une sorte de multicarte polyvalente qui peut aussi bien faire du commerce que de l’administratif tout en aidant, à l’époque, ses parents au piano-bar le « Valentino »  à Nice.

L’aventure commence, mais les débuts ne sont pas simples. Le BIO n’est connu que par un faible pourcentage de la population et a une connotation « macrobiotique  »  bon, mais léger.

C’est pour cela qu’à ses débuts, le restaurant était fréquenté uniquement par des femmes ! Les conjoints ne venaient pas, car ils craignaient de ressortir avec la faim. Quant aux repas d’affaires, impensables !

En véritables professionnels ils modifient leur stratégie. Ils partent du principe que le BIO pouvait être aussi gourmand, alors, ils introduisent la viande, comme le filet de bœuf, les poissons et différents  desserts et  proposent même des profiteroles au chocolat. Ils sont les premiers à oser les graines germées et le quinoa.

FABIENNE nous raconte une anecdote : un jour, un client prend place sur la terrasse avec vue sur la plage et avant de passer la commande pose la question suivante : pensez-vous que j’aurais assez à manger ? À la fin du repas, Fabienne se souvient de ses propos. Il avait appelé des amis et leur disait que le lieu était magnifique et que le restaurant Bio était formidable !

Ils transforment complètement la décoration, celle-ci est superbe et plus en harmonie avec la nature. Une terrasse face à la mer très bien aménagée. Le résultat est excellent, mais de plus, MICHEL a une exigence, il souhaite que les clients se souviennent du restaurant, mais aussi des toilettes !Ça vaut le détour, elles sont d’une grande beauté !

Au cours du temps, certains restaurants ajoutent quelques plats BIO à leur carte, aussi DAME NATURE se diversifie vers le Vegan, le sans gluten et propose des produits de substitution aux personnes ayant des allergies, il suffit de le demander.

Qui vient chez Dame nature et que manger ?

La clientèle est très diversifiée, mais tout le monde y trouve son bonheur. Une clientèle fidèle, les enfants mangent comme les grands, mais avec une quantité et un prix adaptés, ainsi que les étrangers qui ont des exigences.

La carte est très éclectique avec :

ENTRÉES dont le prix s’échelonne de 9 à 14 €, nous avons testé les Samoussas de légumes et leur salade croquante, sauce fromage blanc de soja et herbes fraîches.

LES VIANDES ET POISSONS de 24 à 41 €. Nous vous recommandons le Dos de Cabillaud en vapeur douce au « Vitaliseur de Marion », aïoli vert, œuf dur et ses légumes ou, pour les amateurs de viande, Le Tartare de Bœuf (200 g) Classique ou Aveyronnais, préparé devant vous, avec salades et pommes de terre.

LES SALADES   de 17 à 24 €. Vous pouvez opter seulement pour une salade, prenez La Maxi Salade Méditerranéenne, c’est un repas complet.

PLATS VÉGÉTALIENS  19 €. Si vous êtes végétalien et adepte du sans gluten, nous avons retenu les Lasagnes végétaliennes, gratin de Lasagnes à la bolognaise de Tempeh, Tofu fumé et légumes du moment, salades.

DESSERTS : de 9 à 13 €, nous avons succombé aux Profiteroles, mais vous avons choisi la petite taille, car il existe pour les super gourmands une grande taille. Cependant, nous étions tentés aussi par le sablé aux pommes rôties, caramel de beurre salé, crème épaisse.

VINS : la carte des vins est fabuleuse, chaque producteur est sélectionné avec attention. Lors de notre repas, nous avons dégusté un côte du Rhône rouge Bio, DOMAINE JULIEN DE L’EMBISQUE, vignoble situé à Bollène. Les propriétaires récoltants vous le proposent dans les trois couleurs.  

Si vous préférez le menu à 39 € vous aurez le choix entre deux entrées, deux plats et deux desserts.

Et enfin chaque jour, le plat du jour à 19 € ou la suggestion en fonction du retour du marché. Lors de votre visite, la proposition : Filet de julienne rôti et ses petits légumes croquants, quinoa à la vinaigrette d’agrumes pour 19 € ou la Sole fraîche française (plus ou moins 450 g) drillée ou meunière, poêlée de légumes de saison pour 37 €.


La carte change toutes les saisons et c’est une décision collégiale avec le chef GILLES TAMBURLIN qui est aux commandes depuis 14 ans.

Dame Nature pourrait appartenir au locavorisme ¹ et affiche la liste de ses fournisseurs qui sont principalement locaux (Antibes, Grasse, Vence, Menton…)

Ce restaurant fait partie des Maîtres-Restaurateurs, qui est une garantie de l’utilisation de produits frais et surtout d’une cuisine entièrement faite maison

Label Tourisme et Handicap, Une toque au Gault & Millau

Pour tout savoir :

167 Promenade des Flots Bleus Atoll Beach
06700 Saint-Laurent-Du-Var tél. : 04.92.27.15.45. Fermé le dimanche soir et lundi. Réservations http://www.restaurant-damenature.com/reservations

Très pratique, le parking à 150 mètres. Le restaurant possède deux entrées, une par côté mer, l’autre côté route.

Enfin, quand Fabienne et Michel ne mangent pas à leur restaurant, voici leurs adresses préférées :

«VEGAN GORILLA» 7 rue du Lycée 06000 Nice 04.93.81.32.98. «LE COMPTOIR BIO»  5, rue Miron, 06000 NICE 04.93.92.55.94. «KAMOGAWA» restaurant japonais 18 rue de la Buffa 06000 Nice 04.93.88.75.88

PRO Paul et Raydo Obadia mars 2018

¹ un mouvement prônant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à maximum autour de son domicile

 

Paul Obadia aux côtés de Joël ROBUCHON au salon AGECOTEL-NICE

J’avais  un rêve en tant que Directeur Général de Nicexpo : inviter Joël ROBUCHON, comme Président d’honneur du salon AGECOTEL Ce rêve s’est réalisé en 2010 et j’ai découvert un homme de qualité, d’un charisme exceptionnel et d’un grand humanisme.

Le chef le plus étoilé au monde a donc accepté de présider le concours dénommé   » le NEPTUNE d’OR  » ¹. En 2018, j’ai eu le privilège d’être membre du jury à ses côtés.

Le  plat à réaliser est à base de poisson, 150 g  le maigre, de coquillages, trois ormeaux et de crustacés, trois gambas.

En attendant le premier plat, je me suis permis de l’interroger sur sa perte de poids,  30 kg en un an !

Son régime efficace :
Pas de gras, même pas d’huile d’olive.
Pas de pain
Privilégier le poisson à la viande
Diminuer le sucré
Et surtout manger à sa faim.
Pour l’assaisonnement, il existe de très bons vinaigres.

Je peux vous assurer que le résultat est spectaculaire.

Mais déjà,  le jury se met en place, la plupart des membres sont des MOF (meilleurs ouvriers de France) et une seule femme, la journaliste MERCOTTE. Je suis le seul non professionnel de la cuisine.

Jury de la table d’honneur
MERCOTTE, Rocco SEMINARA (vainqueur 2016) Joël ROBUCHON et Paul OBADIAJURY TABLE D'HONNEUR @ CRISTOPHE GIRAUDEAU-AGECO_6092

Six candidats s’affrontent et ont trois heures pour confectionner 8 assiettes, une de présentation et 7 pour les membres du jury, une assiette par deux membres.

En attendant le premier plat, nous discutons en abordant de nombreux sujets. Joël  ROBUCHON, me le confirme à nouveau, ce salon à une âme et une dimension humaine, il est très convivial et l’on y fait toujours des découvertes.

Notamment cette année « la Georgette », une invention de Jean-Louis ORENGO..

Le Concept : à la suite d’une expédition, l’aventurier naturaliste a créé un couvert INNOVANT, la Georgette, c’est 2 couverts et demi en 1, avec un seul couvert, on peut couper avec le bord affilé, piquer comme avec une fourchette, et prendre la sauce comme avec une cuillère. Un seul couvert pour 3 actions, existe pour les droitiers et les gauchers.

Avec Jean-Louis ORENGO le créateur de la Georgette.

Sur le stand du Japon Hokkaido, le chef a découvert le wasabi blanc, c’est du wasabi avec un goût nettement moins fort que le condiment vert que nous avons l’habitude de trouver.

Puis notre bavardage se poursuit : quel est son plat préféré ?  Un poulet rôti avec des pommes de terre !

Mais, place au concours, le premier plat nous est présenté.

Tout de suite, nous tombons d’accord sur un barème de notation qui comprend 3 postes :

Impression gustative
Aspect esthétique (impression d’ensemble, équilibre de la présentation)
Créativité et originalité, goût, texture et  cuisson

Deux mots reviennent : bon et simple avec une notion d’équilibre visuel pour la  séduction du client.

En ce qui me concerne, j’adopte un critère personnel : aurais-je envie de me resservir ?

Le premier candidat a terminé,

Recette : Pavé de Maigre cuit à basse température, farci à la gambas et aux trois herbes, laqué à l’orange.Poireaux fondant en croûte de sel. Tartare de Maigre, radis noir, betterave Chioggia, jeunes pousses du moment et vinaigrette Thaï ; Croustillant de Gambas au sésame noir. Émincé d’Ormeaux juste saisis, tombée d’algue Dulce à l’échalote et beurre noisette.

Nous dégustons et échangeons nos impressions et passons à la notation.

Puis c’est le deuxième candidat.

Recette : Pavé de Maigre et chair d’ormeaux, gambas papillon brulées- bouillon et siphon de cresson.

 

Joël Robuchon me confie, la gambas est bonne, grillée.

Nous goûtons le bouillon, puis notation.

Notre assiette de dégustation est desservie et remplacée par celle du troisième candidat.


Recette : Chaud froid de maigre, ormeau et gambas

 

 

Nous testons tous les composants et notre appréciation est pratiquement identique.

Passons au candidat n° 4

Recette : Déclinaison de l’ormeau, du maigre et de gambas en « chaud froid ».

 

 

Effort de créativité, le goût nous interpelle, c’est simple, c’est bon

Puis, arrive le plat de la première candidate :

Recette : Ravioles multicolores de Gambas en nage de coco aux saveurs asiatiques, Ormeaux Poêlés au Gingembre et pavé de Maigre basse température en croûte de sésame torréfié.

Bien pour l’ensemble, mais, les ormeaux manquent de cuisson.

Enfin, la dernière candidate.

 

Recette : Maigre demi-sel, gambas et choux vert, minestrone, ormeaux et truffe noire

 

Belle création goûteuse et originale.

Nous comparons les notes pour donner une certaine hiérarchie dans les plats qui nous ont été présentés.

Puis les résultats sont  proclamés.

Prix « GLORIA MARIS » pour la mise en valeur du poisson le maigre :

Virgile VINCENT Restaurant L’HORIZON au FAIRMONT HÔTEL MONTE-CARLO avec son commis Nicolas TALIA.

Ensuite, le résultat du NEPTUNE D’OR, qui tient compte en plus, du jury technique sur la préparation maintien du poste de travail, de la tenue vestimentaire, propreté, hygiène. Également la maîtrise professionnelle, de la méthode de technique cuisine.

1er Virgile VINCENT Restaurant L’HORIZON FAIRMONT HÔTEL MONTE-CARLO avec son commis Nicolas TALIA

2e Nathalie Ragot LE BISTROT GOURMAND NICE

 3e Annie Claire Tronqoy : A.C.T. CONSULTING & FORMATION-LA CUISINE DU CHEF ANNIE VENCE

Résultat final :
En présence de Joël ROBUCHON-Marc IPPOLITO-Alain DEFILS-Paul OBADIAPHOTO FINALE-@OLIVIER ATTAR-IMG_7230

Cette journée restera pour moi, une expérience inoubliable aux côtés de Joël  ROBUCHON.

Nice, le 5 février 2018.

AGECOTEL, un salon organisé par Nicexpo 04 92 00 20 80

Photos Christophe Giraudeau/ Olivier Attar/PRO

¹ Concours initié par Marcel Lesoille consultant et conseiller culinaire en produits de la mer, membre cuisinier de l’Association EURO-TOQUES France, Écailler, Champion et détenteur de records du monde d’ouverture d’huîtres.