DECOUVERTE, Nice, ROTARY

ULIS : Mission sauvetage à BEYROUTH

Comme souvent, nos articles ont comme fondement une rencontre. Nous sommes, le samedi 8 août 2020, à un feu rouge. Un coup de klaxon émane de la voiture qui se trouve à nos côtés, nous apercevons notre ami Pierre BALDIN, en tenue de sauvetage, qui nous fait un grand signe nous dit : « je pars à Beyrouth, en mission ». Nous avons voulu en savoir plus et vous faire partager cette expérience extraordinaire.

En fait, il s’agit de l’action de sauvetage d’un groupe de cinq volontaires de l’association ULIS dirigée par Patrick VILLADRY.

Nous développerons en fin d’article le but de cette organisation. Voici le récit de cette aventure à Beyrouth qui commence à l’aéroport de Nice. Les cinq participants, munis de caméras, vibrascope et drone à reconnaissance thermique, rejoignent les membres du Rotary qui ont été les intermédiaires dans cette opération avec le Liban.
Nos cinq sauveteurs vont embarquer sans les chiens pour des raisons financières sur TURKISH AIRLINE. Direction Beyrouth via Istanbul.

DÉPART AÉROPORT DE NICE MEMBRE ULIS
OLIVIER POMPIER MAÎTRE CHIEN, PIERRE BALDIN RESPONSABLE SÉCURITÉ PATRICK VILLARDRY RETRAITÉ PRÉSIDENT, ROLAND DE BARNIER RETRAITÉ, LIEUTENANT-COLONEL DU SDIS, THIBAUD DE BARNIER MILITAIRE. LES MEMBRES DU ROTARY

BEYROUTH : LA FORCE DU SOUFFLE

La première chose qui frappe le groupe, c’est la puissance de cette déflagration.

ORIGINE CATASTROPHE

Rappelons le point de départ. Le 4 août 2020, vers 18 heures, dans le quartier du port, deux explosions, dont une des 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, provoquant des dégâts humains et matériels considérables.

LA LOGISTIQUE

Pour mener à bien la mission, il faut avoir une logistique d’hébergement et de transport. En ce qui concerne le séjour, c’est la petite ville d‘ADMA FAKTA qui va les prendre en charge à Notre-Dame du Mont. Un couvent tenu par des sœurs qui possède une structure d’accueil sobre, mais très fonctionnelle.

ULIS LOGE A NOTRE DAME DU MONT

Pour les transports, c’est la police municipale qui va se charger d’escorter le groupe.

JOUR 1 : Pas d’échos en réponse.

Malgré toute la bonne volonté et l’utilisation des appareils sophistiqués, aucun survivant ne sera découvert ce jour-là, c’est la désolation, la tristesse, la poussière, la chaleur, bref, le chaos avec un travail intense.

JOUR 2 : Le camp d’accueil.

Les autorités intiment au groupe d’arrêter les recherches. Ils se retrouvent au camp d’accueil pour l’organisation et aident les sinistrés dans leurs démarches administratives. Ils entament alors la reconnaissance des secteurs et contrôlent les fissures des bâtiments avant nettoyage.

JOUR 3 : La femme au regard vide.

Le groupe poursuit le nettoyage des rues des immeubles ou des appartements. Lors d’une visite ils interpellent une femme qui est au balcon et demandent si elle a besoin de quelque chose, elle répond, non, rien. Néanmoins, ils montent dans le logement dévasté de cette femme qui avait perdu son mari. Les gravats étaient éparpillés de partout et elle avait réellement besoin d’une aide. Ce qui a marqué le plus les sauveteurs, c’est son regard vide sans aucun horizon. Une image poignante que le président Villardry n’oubliera jamais.

ULIS RENCONTRE 80 SCOUTS
Ce jour-là 80 scouts se sont présentés spontanément au groupe avec un désir de travailler avec ULIS.

Jour 4 : Formation des scouts et des forces de police.

Ce qui a marqué les membres du groupe c’est la bonne volonté des forces en présence, mais le manque d’organisation. Pour y remédier, ils ont procédé à l’encadrement et la formation des jeunes scouts et de la police municipale. Ils inculquent les recommandations de base et les objectifs à atteindre en matière de sécurité et nettoyage des rues et les bâtiments. Tous les membres ont apprécié la générosité le courage et l’efficacité de ces militants plus que volontaires.

JOUR 5 : Formation, Actions, Débriefings, Reconnaissance.

Ce dernier jour est très chargé. Il commence par la formation des scouts au secours et à la sécurité, base fondamentale d’une action organisée.

Puis comme toute intervention se termine par une évaluation, c’est l’heure du débriefing et de la remise des certificats de sauvetage. Le groupe est accueilli par Juan Hobeiche, Président de la Fédération des Municipalités du Kesrouan-Ftouh avec qui la synthèse de l’action du séjour est réalisée et en fin de réunion chaque membre reçoit son attestation.

Le retour d’U.L.I.S.

ULIS CROISE LE PANNEAU DE BEYROUTH

En route vers l’aéroport, cette phrase symbolise bien l’esprit de cette ville. Ainsi la mission U.L.I.S, retiendra :
Un accueil très chaleureux.
Le courage et la détermination de tous les bénévoles, de la jeunesse avec un désir d’apprendre pour relever l’agglomération de Beyrouth.


Merci au Rotary qui a permis d’établir des rencontres inoubliables comme celles avec Nehme Azoury doyen de l’USEK (Université Saint-Esprit de Kaslik), le président Juan Hobeiche, les responsables de la police et à la sœur Jocelyne qui les a dépoussiérés tous les jours à leur retour et qui prit soin d’apaiser leurs appétits culinaires.

C’est donc satisfaits que les sauveteurs rentrent à Nice.

ULIS LE RETOUR
Sains et saufs à l’aéroport de Nice et déjà prêt pour une éventuelle autre mission

Lettre au Président Emmanuel Macron

Les Libanais ont une forte attache avec la France et le Président d’U.L.I.S. s’était engagé à écrire une lettre au Président E. MACRON. Ce fut chose faite et un grand merci à Nice-Matin qui a relayé les péripéties du groupe, mais qui a également diffusé la lettre au Président de la France.

ULIS LETTRE AU PRÉSIDENT MACRON

En savoir plus sur U.L.I.S.

ULIS (Unité Légère d’Intervention et de Secours) a été fondé en janvier 2000 à Nice, par Patrick VILLARDRY. Cette association se consacre à la recherche de victimes après séismes. (incendies, sinistres, catastrophes naturelles, cyclones, tremblements de terre, explosions dévastatrices, camps de réfugiés, guerre…).
Un bilan très satisfaisant : + de 600 missions et 65 personnes sauvées vivantes.

ULIS LES MISSIONS DANS LE MONDE

De véritables bénévoles

Les membres de cette association sont de véritables bénévoles qui non seulement prennent sur leur temps de repos pour participer à ces différentes opérations, mais de plus, payent leur déplacement. Par exemple, pour Beyrouth, chacun a dû débourser 450 € pour le billet d’avion !

Aidez U.L.I.S. à sauver des vies

Cette association est un bienfait pour l’humanité à l’occasion de catastrophes. Cependant le nerf de la guerre c’est toujours la trésorerie. Alors si vous pouvez aider, vous contribuerez à sauver des vies.

1- Participer à la collecte de fonds avec Cliquez ICI
2-Adhérer à l’association Cliquez ICI
3-Devenir annonceur Cliquez ICI

POUR PRESQUE TOUT SAVOIR

U.L.I.S 1779, Chemin des Iscles 06700 Saint-Laurent-du-Var
LE LIEN POUR LE SITE WEB Site Internet Contact

Merci à Pierre BALDIN qui a été l’interprète du groupe U.L.I.S. BEYROUTH pour la documentation très complète et son aide si précieuse pour la réalisation de cet article.

PRO Paul et Raydo Obadia Septembre 2020
PHOTOS membres du groupe U.L.I.S.

Si ce n’est pas déjà fait, merci de confirmer votre abonnement à titre gracieux: https://app.mailjet.com/widget/iframe/3pMU/bQu

CANCER, MEDECINE, ROTARY

Médecin : le choix d’un engagement!

Rencontre avec le Docteur Bernard Flipo.

Ce nouvel article nous fait découvrir un monde que nous n’avions pas encore exploré, celui de la médecine. C’est à l’occasion de l’organisation d’une manifestation « Objectif santé », que nous avons rencontré le Docteur Bernard Flipo qui est actuellement chirurgien gynécologue et cancérologue à la Clinique Saint-George à Nice. De plus, il pratique des plasties et reconstructions mammaires après cancers. Nous lui avons posé la question, pourquoi et comment devient-on médecin ?

Médecin malgré lui.

Bernard Flipo est un homme du nord, né à Nice. Ses parents, issus de la grande bourgeoisie textile du nord, étaient venus à Nice pendant la guerre. De retour à Lille, le jeune Bernard fréquente les collèges les plus huppés et obtient son bac. Heureux, avec son premier diplôme en poche, il va trouver son père et lui dit : je veux m’inscrire pour suivre des études sur l’archéologie, pour toute réponse, il a ordre de s’inscrire en médecine ! Il faut avouer que son père était rentier et avait peu de relations avec son fils.

Les femmes de sa vie

BERARD FLIPO SA MAMANTout d’abord, sa mère, une femme admirable, lui a inculqué la religion du travail. Un exemple, elle n’avait pas besoin de travailler, mais elle crée une superbe Galerie. Elle arrive à convaincre son mari de donner un peu de liberté à leurs fils en l’autorisant à louer une chambre d’étudiant à Lille avec comme conséquences, la liberté et la folle vie estudiantine des années 68.

BERARD FLIPO SA FEMME AUDEEnsuite, sa femme Aude qu’il séduit lors d’un pari : elle était inaccessible : il aime les défis, elle est devenue son épouse et auront trois enfants. Aude est tous les jours à ses côtés, et plus particulièrement dans les situations difficiles.

La voie de son Maître

Pour Bernard Flipo, l’étincelle jaillit au moment de l’internat, lors de sa rencontre avec son Maître, Louis Corette, patron du service de gynécologie obstétrique. Cet humaniste, lui montre le chemin et lui transmet son savoir dans l’exercice de cette merveilleuse discipline. C’est ainsi qu’il apprend ce qu’il faut faire et ne pas faire, dire ou ne pas dire, ou de l’usage de la bonté et de ses limites.

1981 : Du nord au sud

François Mitterrand est élu Président de la République et dans la 85e proposition il est prévu « un service communautaire de santé ainsi que la suppression de l’ordre des médecins ». Pour couronner le tout, c’est un Député communiste, Jack Ralite, qui entre au gouvernement en juin 1981 en tant que ministre de la Santé.

Bernard FLIPO réalise que la « Misère sera moins pénible au soleil » et en trois mois, prend armes et bagages et vient s’installer à Nice avec sa famille. Ses collègues lillois, à l’occasion de son départ, lui prédisent toutes sortes de mésaventures dans ce « Far West peu recommandable» et l’assurent de lui garder sa place, ils sont persuadés que Bernard reviendra. Pour l’anecdote, cette 85e proposition ne sera pas réalisée, comme quoi, les promesses électorales…

1988 : Accouchement du fils d’Yves Montand

Avec Yves Montand, avec Carole Amiel et Valentin

Il s’installe à Nice et contrairement aux prédictions, il est bien accueilli et se crée une belle clientèle. Il s’enorgueillit d’avoir mis au monde de nombreux petits niçois. Le 31 décembre 1988, il met au monde Valentin Livi, l’unique enfant reconnu par le chanteur français Yves Montand, avec Carole Amiel. C’est un grand honneur et  il fait la une de plusieurs journaux de l’époque.

2000 : Du secteur privé au secteur public

C’est un changement de direction rarissime, car en général c’est l’inverse. À l’appel du Professeur Jean-Pierre Gérard, directeur du centre Antoine Lacassagne, il se voit confier la direction du service cancérologie de la femme.Ce n’est pas sans conséquence financière. Mais, bien conscient de l’accompagnement et de la prévention de la maladie, il crée en avril 2012 La clinique du Sein à la pointe de l’innovation, entièrement dédié aux patientes atteintes d’une maladie du sein. À ce sujet, il affirme «  on soigne des patient(e)s, pas des maladies ».

2014 : du secteur public au secteur privé : L’humain avant tout

Sa mission terminée au centre Antoine Lacassagne, il rejoint la Clinique Saint George où il poursuit son activité en se consacrant à la gynécologie, la cancérologie et la chirurgie du sein.

Il s’est orienté vers les maladies du sein, alors que c’était une branche qui intéressait peu de monde et a donné une priorité à la chirurgie conservatrice et à la reconstruction du sein. Ses patients, à 99 %, sont des femmes et c’est toujours avec angoisse qu’elles franchissent la porte de son cabinet. Bernard Flipo écoute, et n’interrompt presque jamais ces femmes dont l’inquiétude est extrême, car tellement de changements fondamentaux hantent leurs esprits. Une question revient sans cesse : est-ce que je pourrai voir grandir mes enfants ? 

Après l’opération d’une mastectomie (ablation totale du sein), la moitié des femmes opérées opte pour une reconstruction mammaire, mais dans tous les cas, il aide ces femmes opérées à appréhender leur nouvelle silhouette.

Un engagement au service de l’être humain.

Avec sa mère membre de l’Hospitalité

La mission de servir les autres lui a été inculquée par sa mère et depuis son adolescence, il a mis ce principe en application. Il est brancardier à 14 ans, et toujours membre de l’Hospitalité, organisme associatif national qui accompagne des personnes malades et handicapées sur des lieux de pèlerinage.

Sous la bannière du Rotary-Club de Nice, Bernard Flipo (membre et Past-Président) créé « Objectif Santé », salon annuel Grand-Public, dédié aux sujets d’actualité, voire polémiques.

Lors d’une conférence du salon Bionazur, il assure que la pratique d’une activité physique adaptée et régulière permet de limiter les rechutes et d’améliorer la survie en cas de cancer.

Sur le plan régional, il organise « les jeudis du sein », rencontres des professionnels du secteur privé et du secteur libéral de la région, autour du cancer du sein. Ce sont des mises à jour de sujets d’actualité afin que les patientes en soient bénéficiaires en temps réel.

Au niveau national il est administrateur de SOS Cancer du Sein, association d’information et d’entre aide aux patientes malades :  tél 0811 69 04 34 site sos cancer du sein

L’autre Face de Bernard Flipo

Dans le domaine caritatif il œuvre dans le social et, son engagement politique est un peu lié au parcours professionnel. Il croit en l’Homme plus qu’en la collectivité, il vaut mieux laisser produire les plus performants, ce qui permet de répartir les richesses plus qu’en leur imposant des règles coercitives.

Il est membre de l’Archiconfrérie des Pénitents Blancs, créée en 1306, fondatrice, entre autres, de l’Hôpital Sainte-Croix, et qui rassemble des chrétiens de bonne volonté au service des plus démunis.

Chroniqueur sur RCF, il pérennise le carnet de santé, émission sur de sujets de santé publique. À écouter, lundi et mercredi, sur RCF Nice 96.6 FM.

Il est aussi Expert judiciaire auprès des tribunaux.

Enfin, nous arrivons à notre Rubrique J’aime, je n’aime pas.

Il aime convaincre, partager, l’esprit de fête, le travail, vivre à toute vitesse, le service des autres, et un sourire en retour.

JJ FRANTZ – BERNARD FLIPO – HERVE MICHEL – THIERRY TESSERON

Les loisirs en groupes et fait partie de l’IYFR (International Yachting Fellowship of Rotarians), bande d’amis, unis autour des activités de la mer et des marins pour y organiser des sorties et participer à des régates souvent profit d’actions d’aides.

Il aime par-dessus tout sa femme et ses enfants Pierre-Alexis, Estelle et Raphaël, la vie de famille et ses rassemblements, héritage de son passé ch’ti, toujours ancré en lui. Il aime là où il est ; le pourtour méditerranéen doit être le paradis sur terre. Le Ch’ti qu’il est, a été si bien accueilli ! Il reste quand même ch’ti, et nous confirme à propos de « Bienvenue chez les Ch’tis », c’est vrai du début à la fin, mais c’est grossi.

Il adore la cuisine de type familiale. Il y a un vrai talent à la réussir et à la partager. Il aime les vins avec une préférence pour les rouges un peu tanniques qui ont une forte personnalité plus qu’une réelle finesse. Il aime mieux les bistrots plutôt que les grands restaurants.

Sa préférence va à la musique lyrique et sacrée, ainsi que le jazz

 Il n’aime pas …. Il cherche, mais à part l’inactivité il n’en trouve pas, il a horreur de l’oisiveté et de l’agressivité.

Pour les regrets, il a pris la résolution il y a de nombreuses années de ne pas avoir de « grand regret ». Il évite de regarder en arrière ou dans le rétroviseur. Le temps de ruminer les regrets et de réaliser des projets est régi par le même sablier. C’est donc du temps perdu, et les plus grandes opportunités sont devant.

Et pour terminer, il nous dit avoir deux passions :

Les voitures anciennes, il nous fait admirer une Renault 4cv de 1959, une Triumph TR4a de 1966 (souvenir de ses 18 ans !) et depuis peu une Citroën ACA4 de 1931.

Et curieusement pour un Rotarien, il collectionne les lions !

Voilà Docteur Flipo, il est l’heure de nous séparer, de vous souhaiter une suite positive à toutes vos initiatives et sûrement pour la prochaine, l’institut du « Sport et Cancer ».

Pro Paul Raydo Obadia

Annonce : dans le cadre du Rotary, Bernard Flipo nous fait part d’une initiative entre les deux tours des élections, le 30 avril à Mandelieu, le challenge Têtes et Jambes. Toutes les informations Cliquer ici 

Challenges

Photos de la collection de Bernard Flipo et PRO