BRETAGNE, DECOUVERTE, GASTRONOMIE, Nice, RESTAURANT

Mon Petit Café

Avant d’entrer dans le vif du sujet comme nous avons coutume de procéder, nous allons vous raconter une histoire. Cette fois-ci, il s’agit de l’histoire de la famille GEILLE.

Le fils, ROBIN a accompli toute sa scolarité à Nice et a poursuivi ses études à ESRA (École axée sur l’audio-visuel). Ses études terminées, il part au Luxembourg dans le secteur de l’animation 3D. Une occasion le rappelle à Nice, voici quatre ans, pour créer un restaurant : Mon Petit Café rue Grimaldi. Il est vrai que toute sa jeunesse, il a baigné dans les établissements de ses parents.Tous les midis je déjeunais au restaurant, je me suis même initié à la cuisine et la plonge.

La fille, MARINA, nous avons déjà évoqué sa carrière dans notre article sur le Séjour Café, elle est diplômée en communication et commence une carrière à Paris. Mais l’appel de Nice et de la restauration est plus fort que tout et c’est sans hésiter qu’elle répond positivement au projet de création d’un restaurant à Nice avec ses parents.

La mère, MARILENE, d’origine vénitienne, réussit très bien une carrière de responsable des relations publiques dans une célèbre marque de champagne, pour ensuite développer avec son mari toute une activité dans la restauration. Elle adore ses clients et le contact passe très facilement.

Le Père, RENAUD, ses racines bretonnes sont toujours en lui. Nous comprenons mieux, pourquoi après avoir parcouru l’Afrique en tant que directeur chez Unilever et consultant pour PME, il revient à ses premières amours et honore la mer en créant des restaurants. Tout d’abord dans sa région natale, le Bistrot du Port à Quiberon, puis à Menton et à Nice pour créer :  les Viviers. En 2006, il met un terme à sa carrière, mais il n’est jamais loin des deux restaurants de ses enfants.

L’ADN DE LA MER

Les grands-parents :

Du côté de la branche maternelle, c’est l’Italie et plus particulièrement Venise avec MARIA , la Mamma qui a bercé l’enfance de sa fille et de ses petits-enfants. Elle a inculqué le sens de la famille joyeuse et la transmission du bon goût des risottos, des ragoûts et autres spécialités. Le plaisir de l’accueil restera une constante de la famille.

La mer est le lien qui unit cette famille et le grand-père paternel breton n’y échappe pas. Très bon pêcheur de bar, Marina et Robin se souviennent de sa grand-mère qui disait :  « Mais NORBET, des bars de 6kgs j’en ai déjà plein le congélateur ». Et pour varier les menus, les petits enfants allaient pêcher les crevettes pour les déguster avec les légumes du jardin de la mamie.

Cette famille possède de nombreux points communs :
• Ils ont tous commencé une carrière avant de devenir restaurateurs.
• la première lettre de leurs prénoms (un M pour la branche féminine et un R pour la masculine).
• Ils partagent le sens de l’hospitalité, la gastronomie, les beaux et bons produits, le terroir, l’accueil, la famille et les amis.
• Le restaurant Mon Petit Café, n’échappe pas à la règle.

Le décor :

C’est un peu comme à la maison, avec toujours un clin d’œil à la mer

le chef

Le chef DAVID ANGELOT est à la barre depuis trois ans.  la quarantaine passée, il, possède une solide une expérience à Paris qui commence  en 1997 avec Alain Passard à l’Arpège, 3 étoiles au Michelin puis le Jamin, 2 étoiles chez notre célèbre ami Joël Robuchon.  Il poursuit à l’Ambroisie avec Bernard Pacaud, 3 étoiles au Michelin, avec Christian Le Squer au Pavillon Ledoyen 3 étoiles au Michelin, le bistro-gastro le Caméleon, la Cristal Room Baccarat et enfin à Calvi à Émile’s. Depuis trois ans, il gère la destinée de Mon Petit Café.

La formule

La formule est semblable à celle du Séjour Café, à savoir, une ardoise qui varie en fonction des saisons et qui comporte en moyenne 5 entrées, 5 plats, 5 desserts. Mais chaque chef a sa touche personnelle . Voici deux exemples de Mon Petit Café.

Les affiliations et distinctions de Mon petit café

Maîtres Restaurateurs qui sont une reconnaissance de la qualité et du respect de certaines règles de base pour la satisfaction du consommateur
Une assiette au guide Michelin
Collège Culinaire de France qui est une reconnaissance des pairs fondateurs de cette association qui a pour but de fédérer tous celles et ceux qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes pratiques du métier d’artisan restaurateur.

Questions à Robin Geille

Les réseaux sociaux : très importants car ils permettent de communiquer et de présenter des photos
Les avis sur internet : indispensables aujourd’hui, car les internautes font des recoupements, ils passent de Tripadvisor à Google en consultant le Michelin
Quel est votre plat préféré : Fritto Misto sans hésitation, mais celui qui est bien fait.
Les deux restaurants de prédilection :


Le Petit Hôtel du Grand Large 11 Quai Saint-Ivy, 56510 ST PIERRE QUIBERON +33 2 97 30 91 61
Balzi Rossi Via Balzi Rossi, 2, 18039 VENTIMILLE Italie +39 0184 38132

Pour ne pas conclure…

Un restaurant à taille humaine, chaleureux, accueillant, avec une excellente cuisine du marché, fréquenté par une clientèle locale et des touristes qui viennent et reviennent.

Pour presque tout savoir

Mon Petit café 11 bis rue Grimaldi 06000 Nice +33 4 97 20 55 36
http://www.monpetitcafe-nice.com/  
Facebook et Istagramm @monpetitcafenice

Pour lire l’article sur le séjour café, cliquez ICI

PRO Paul et Raydo Obadia septembre 2019
Photos PRO et Instagram

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DECOUVERTE, GASTRONOMIE, HÔTEL, Nice, RESTAURANT

Negresco : Le chef fête ses 10 ans.

Pour fêter les 10 ans du Chef Jean-Denis RIEUBLAND, toute son équipe a revisité les plats emblématiques du chef. Nous sommes allés à sa rencontre afin qu’il nous présente son parcours.

En fait, en 2007, Jean-Denis RIEUBLAND, est reconnu comme Meilleur Ouvrier de France dans la section cuisine gastronomie, après un âpre concours entre professionnels. C’est la récompense ultime de la reconnaissance de l’excellence octroyée avec parcimonie par les pairs. Ces MOF, comme on les appelle, ont le privilège de porter une veste avec un col arborant le liseré bleu, blanc, rouge.

Cette année-là, ils ne sont que sept à gravir cet échelon suprême, dont un seul pour la région PACA, Jean-Denis RIEUBLAND du Domaine de Terre-Blanche à Tourrettes, dans le var.

Le hasard n’est jamais fortuit, car à la remise des diplômes, NICOLE SPITZ, la directrice du NEGRESCO, est au premier rang en tant que créatrice de la section MOF gouvernant(e). Justement, elle cherche un nouveau chef et rapidement le courant passe bien entre Madame SPITZ et Jean-Denis RIEUBLAND qui arrive premier après une sélection internationale.

Quel parcours se remémore, Jean Denis. Il était élève du fameux Lycée Hôtelier situé rue de France à Nice, dont la réputation avait dépassé les limites de nos frontières. Dès la sortie, il fait ses premières armes dans des restaurants prestigieux : L’EDEN ROC, le BYBLOS à Courchevel, le ROYAL à la Napoule. Puis, curieusement, il effectue son service militaire dans les transports. Son obligation accomplie, il revient vite vers les tables prestigieuses de France. À Cannes, le CARLTON, à Paris, la TOUR D’ARGENT et le LAPEROUSE, à Lyon, la VILLA FLORENTINE, puis en région Provence Alpes Côte d’Azur, le MIRAMAR BEACH en tant que second, le PALM BEACH. Il participe à l’ouverture du MAS CANDILLE puis de TERRE BLANCHE où il restera quatre ans avant de devenir MOF en 2007. Pour Jean Denis RIEUBLAND, c’est avec fierté qu’il arbore le signe distinctif de cette reconnaissance par ses pairs, mais ce n’est pas une fin en soi, c’est le début d’un autre savoir-vivre.

En 2007, il devient le chef des deux restaurants du NEGRESCO, la ROTONDE et le fameux CHANTECLERC. Dès 2008, il confirme sa première étoile, il crée une équipe, et son objectif, faire revenir la clientèle et surtout la fidéliser. En 2011, Pierre BORD, qui succède à Nicole SPITZ, insuffle un dynamisme contagieux si bien, qu’en 2012, le chef obtient sa DEUXIÈME ÉTOILE.

Pierre BORD nous confie, une étoile c’est plus de 20% de chiffre d’affaire en plus.

À ce sujet, nous souhaitons connaître le sentiment du chef sur la demande de Sébastien BRAS (3 étoiles à LAGUIOLE, au guide Michelin) de ne plus figurer dans l’édition 2018. Jean-Denis RIEUBLAND, nous précise : c’est un choix personnel et d’autres chefs suivront. Cette décision est sûrement motivée par le fait de vouloir s’exprimer plus librement, sans avoir les contraintes inhérentes aux exigences des étoiles et surtout, ne plus avoir une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête. Jean-Denis RIEUBLAND peut comprendre ce choix, mais c’est une voie qu’il ne prendrait pas.

À ce propos, il tire son chapeau à ceux qui se lancent dans l’aventure de l’ouverture d’un restaurant, car aujourd’hui, il faut conjuguer les trois piliers de la tenue d’un restaurant :

En premier lieu : être gestionnaire avec la rigueur indispensable à la rentabilité de l’opération.

Ensuite, être un manager de l’humain, car cet aspect est primordial pour la réussite de l’équipe.

Pour finir, exercer ses talents de cuisinier et mettre en œuvre la créativité nécessaire à l’attractivité et la fidélisation de la clientèle.

En conclusion, il est indispensable d’être passionné ou alors ne pas s’engager.

Que pense le chef de ces nouvelles tendances, bio, végan, végétariennes, sans gluten ? Si on le lui demande, il s’adaptera, mais pour lui, pas de proposition ni à la carte ni au menu. C’est le bon produit et le goût qui sont les ingrédients du succès. Il aime mieux l’agriculture raisonnée plutôt que le bio des antipodes, et surtout le respect des saisons. Sa préférence irait pour l’automne, les champignons et le gibier. Le chef demeure un défenseur de la cuisine française et ne cède pas aux tentations des autres tendances actuelles. Sa méthode consiste toujours à travailler le bon produit. Pour l’anecdote, il a tenu tête à la célèbre Madame AUGIER, la « patronne » de l’hôtel, qui voulait lui faire supprimer le foie gras de la carte !

Sa recette préférée : Langoustines rôties aux piments d’Espelette, cromesquis de tête de veau, pour le mélange terre mer et le clin d’œil à la cuisine traditionnelle avec la tête de veau.

Et si vous invitiez le chef, vous lui feriez plaisir en préparant un navarin d’agneau aux petits légumes et le tout arrosé d’un bon vin rouge côte-rôtie, l’un des crus les plus prestigieux du vignoble de la vallée du Rhône.

En 2011, il  est très touché par l’obtention de la récompense : trophée du meilleur restaurant gastronomique de France plébiscité par ses clients. Mais aujourd’hui, un autre rêve le motive.

La tête dans les étoiles :

Nous lui avons posé la question : dans 10 ans fêterez-vous les 20 ans au NEGRESCO ? Un long silence, puis un petit sourire, et sa réponse « il faut durer et perdurer avec comme l’objectif, la troisième étoile, si l’on m’en donne les moyens ». Nous sommes persuadés que tout sera mis à sa disposition pour réaliser cet objectif.

Voici les tables de prédilections fréquentées par Jean Denis RIEUBLAND. À Paris : Le GABRIEL, L’AMBROISIE, à Cannes, le COSI et enfin, à Nice, Le ROLANCY’S.

Notre bon plan : une formule originale pour découvrir le fameux CHANTECLERC. Les échappées belles du mardi et du mercredi à partir de 19 heures, jusqu’au 8 décembre 2017, un menu réglé = un menu offert (hors boisson), soit 180 € pour deux personnes.

Exclusivement sur réservation : tel – 04 93 16 64 10  mail : chantecler@lenegresco.com

Renseignements sur les restaurants du Negresco : http://www.hotel-negresco-nice.com/les-restaurants

Bonne dégustation.

PRO Paul Raymonde Obadia Octobre 2017.