DECOUVERTE, EDUCATION NATIONALE, GASTRONOMIE, NICE, RESTAURANT

Un Proviseur pas comme les autres

Un Proviseur pas comme les autres…

Denis Ferault_PORTRAIT-1Nous allons vous faire partager un parcours atypique d’un homme qui aime le surpassement.

Denis FERAULT, Proviseur du Lycée des métiers Hôtellerie Restauration Paul Augier à Nice depuis septembre 2017. Ce qui le différencie de tous ses collègues, c’est qu’il est MOF (meilleur ouvrier de France). Un fait unique et rarissime pour que nous lui consacrions un article.

Pas de courte échelle.

En effet, il gravit tous les échelons par sa volonté de réussir.

Dans sa famille, aucun antécédent qui aurait pu le prédisposer à choisir cette voie. Par la force des choses, il débute, à l’âge de 15 ans sa formation d’apprenti au CFA de Besançon, ville dont il est natif, et obtient un CAP « salle ». Déjà on perçoit une volonté de se différencier puisqu’il travaille en parallèle au restaurant de son village, le Vigny.

L’homme des challenges.

POMPON JEANNE D'ARCÀ 18 ans, il s’engage dans la Marine nationale et prépare tout seul le concours d’entrée de l’école des maîtres d’hôtel de la marine nationale de Saint Mandrier. Non seulement il le réussit mais sort major de sa promotion. Il choisit le Ministère de la mer et apprend toutes les subtilités du métier et notamment, les exigences du protocole. Un jour, le Premier Ministre de l’époque, Pierre MAUROY, lui demande s’il a déjà embarqué sur un bateau, il lui fait part de son souhait de servir sur la Jeanne D’Arc. Son rêve devient réalité en 1983. Il passe trois années à découvrir les cinq continents et met en exergue le raffinement du “service à la française” en servant des hôtes prestigieux.

Après un passage à Djibouti, il démissionne de la marine au grand étonnement de ses supérieurs et prend le chemin de la vie professionnelle.

À 22 ans, avec comme seules armes sa valise et son pompon rouge, il retourne à Paris, rencontre sa future femme puis obtient son premier poste au Grand Large sur l’île d’Oléron dont la spécialité est le homard et la sole. Il aime les challenges et se présente en candidat libre, il obtient du premier coup le Brevet professionnel et le BTS. Fort de ses succès, il continue sa carrière dans les relais et châteaux et commence en Angleterre au « Manoir aux Quat’ Saisons » sous les ordres de Raymond Blanc qui lui permet de découvrir les grands crus et surtout d’avoir le privilège de servir la famille royale.

De son passage sur la Jeanne, il a gardé le besoin de changement. Donc après une immersion en terre bourguignonne à la Côte Saint-Jacques à Joigny, il retourne à Paris pour un nouveau challenge. Participer avec succès à l’obtention de deux étoiles pour la première grande table d’hôtel à Paris avec le Clos Lonchamp au sein du Méridien Étoile.

Après avoir appris presque tout, tout seul, il a envie de transmettre et d’enseigner. Il commence par Calais puis Le Touquet, Tahiti, Auxerre, il se stabilise au lycée hôtelier Savoie-Léman à Thonon-les-Bains. La compétition lui manque et il s’impose deux objectifs importants :

– Décrocher le MOF du Maître d’Hôtel en 2007. Après avoir obtenu cette distinction, son avenir change, toutes les portes s’ouvrent, il collabore pour un guide gastronomique et devient conseiller pour le chef Régis MARCON.

Se présenter, en 2008 au concours de Personnel de Direction de l’Éducation Nationale. 700 postes à pourvoir pour les 7000 candidats. Comme à son habitude il réussit du premier coup et commence une nouvelle ère.

DENIS FERAULT DIPLOME MOF;pg

L’homme des défis.

Après avoir occupé le poste de Principal adjoint, à Étampes, il est nommé comme Principal dans un collège d’éducation prioritaire dans le « 93 » au milieu de la cité du Clos Saint-Lazare. Il participe à la reconstruction de cet établissement et son objectif est de donner une autre image que celle véhiculée par les médias. Il réussit puisque 4 ans après il existera une liste d’attente pour avoir une place dans ce collège et quelques élèves seront même acceptés par le Lycée Henri IV. Pendant 3 ans, il partage son expérience avec Olivier Ayache-Vidal qui réalisera le film les Grands Esprits.

Après cette expérience, il désire devenir le Proviseur du Lycée Paul AUGIER à Nice. Cependant il existe une difficulté : 70 collègues ont le même souhait. Seulement, un seul candidat MOF ! Il est nommé à Nice pour la rentrée de septembre 2017.

Un nouveau défi l’attend : la reconstruction du Lycée. 30 millions ont été affectés pour réhabiliter les 8 étages et construire une nouvelle aile côté nord. Cette situation n’impressionne pas le proviseur qui a d’autres ambitions pour cet établissement.

Il veut mettre en application les principes de base de la bonne éducation qui ouvrent toutes les portes, à savoir, être à l’heure, respecter sa tenue vestimentaire avoir toujours présent à l’esprit l’hygiène. Il désire que tout son personnel connaisse les marqueurs régionaux dans le cadre d’un développement durable, respectueux des saisons. Son souhait, que le Lycée Paul AUGIER devienne un pôle reconnu par la profession régionale, nationale, voire internationale. Pour ce faire il envisage plus de rigueur dans la sélection et dans la vie professionnelle.

Nouveau Lycee Paul Augier

De plus, il est l’un des initiateurs du Trophée du Maître d’hôtel dont la première édition a eu lieu au SIRAH en 2017. Compétition réservée aux Maîtres d’hôtel, chefs de rang ou encore sommeliers qui doivent avoir comme principes : l’innovation, la transmission et l’excellence.

L’homme

Aujourd’hui, Denis FERAULT est un homme comblé à 54 ans, il est marié avec Michèle, ils ont trois enfants qui ont tous suivi une voie différente, mais toujours dans le domaine de l’hôtellerie. Après 18 déménagements, ils ont adopté Nice, une ville magnifique entre mer et montagne, très dense aux multiples activités. Il nous dit : J’ai parfois l’impression d’être dans un autre pays, avec tous ces commerces dont certains me font penser à l’Italie.

À la grande joie de sa femme Michèle, Denis fait la cuisine.  Ils aiment particulièrement faire leur marché à la libération.

DENIS FERAULT GUILDE DES FROMAGERSDenis cuisine la poularde au vin jaune et aux morilles, la truite sauvage de la loue (rivière qui traverse le Doubs et le Jura), et le gibier. Pour accompagner ces mets, un excellent bourgogne, blanc ou rouge et de préférence un chablis ou un meursault. Pour terminer un bon fromage comme le comté avec un peu de bleu et du banon. Pour les desserts,  de préférence une tarte.

Avec toutes les qualités de son nouveau Proviseur, le Lycée Paul Augier tient bon le cap et tient bon le flot.

Bon vent, Monsieur le Proviseur…

PRO (Paul et Raydo Obadia) juin 2018

Photos Denis  Férault et PRO

 

 

JAPON, RESTAURANT

Japon Chapitre 5

KAMAKURA

Pour sortir de la capitale et visiter une ville emblématique nous sommes allés à Kamakura, une ville située au bord de la mer, à moins d’une heure de Tokyo en autobus. Ancienne capitale du Japon aux 11e et 12e siècles, Kamakura est aujourd’hui, de par son histoire très riche d’un point de vue culturel, une destination de toute première importance.

CARTE

Il faut compter une heure de bus ou de train pour rejoindre cette ville.

Le premier trésor à découvrir est le Temple Jomyo-In dans lequel avons assisté à la cérémonie rituelle  du thé dans l’atmosphère reposante de la Maison de Thé, construite il y a 400 ans.

JOMYO-JI-0
KAMAKURA JOMYO-JI TEMPLE

CÉRÉMONIE DU THÉ

DAIBUTSU-  LE GRAND BOUDDHA

Puis nous sommes allés voir Daibutsu, le grand Bouddha. Situé dans le temple Kotoku-in, vous découvrez cette majestueuse statue en bronze de 1252 mesurant 13.35 mètres de haut et pesant 121 tonnes, il est le deuxième plus grand bouddha du Japon.

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Vous pourrez le contempler de l’extérieur mais, également de l’intérieur !

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Le grand Bouddha trône de façon imperturbable, il  intrigue et passionne les foules et impose le respect.

TEMPLE HOKOKU-JI

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Puis nous avons eu l’occasion de visiter le Temple Hokoku-ji, un modeste temple bouddhiste zen, situé sur les hauteurs de Kamakura qui est réputé pour son jardin de bambous.

L’ÎLE D’ENOSHIMA

Enfin nous avons terminé par  la visite de l’île d’Enoshima et à son temple, offrant une vue imprenable sur l’océan. Vous pourrez profiter de la promenade le long de la rue commerçante Benzaiten Nakamise.

ENOSHIMA STAION BALNEAIRE

Une journée inoubliable au bord de l’océan !

SHIBUYA-LE QUARTIER BRANCHÉ DE TOKYO

Retour à Tokyo et visite du fameux  quartier branché de Tokyo :  SHIBUYA.  Surtout, allez au carrefour croisé  qui met en scène une chorégraphie rythmée à la seconde par des feux tricolores,  550 000 piétons par jour. Il faut traverser pour se sentir emporté par la foule.

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L’histoire fabuleuse du chien fidèle.

HACHIKO, tel est son nom. Son maître, Hidesaburo Ueno, professeur d’université à Tokyo, dans les années 1923 avait pour habitude d’amener son chien à la gare de Shibuya. Le chien l’attendait sagement jusqu’au soir.  Cependant en mai 1925, le professeur mourut et HACHIKO l’attendit tous les soirs à la gare de Shibuya pendant 10 ans, et ce, jusqu’à sa mort. Les Japonais lui ont érigé une statue pour l’honorer.

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CURIOSITÉ

CHOIX DU PLAT EN VITRINE-1

Il est habituel de voir en vitrine la reproduction des plats que le restaurant vous propose. Très utile, lorsque la carte est uniquement en japonais. Cela vous évitera quelques surprises.

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PRO Paul Raydo Obadia Avril 2018

Photos PRO

Merci à Laurence Shishido Tél : +81.90.1799.7755

Email : laurenceshishido@gmail.com

GASTRONOMIE, JAPON, RESTAURANT

JAPON chapitre 2

Tokyo et la tradition.

Tokyo est immense, les tours dominent la ville, mais les Japonais ont su conserver en plein centre de la ville un sanctuaire au cœur d’un quartier de la capitale (Yoyogi)  avec un jardin merveilleux, il s’agit de : MEIJI-JINGU, les Japonais qualifient cet  endroit de poumon de verdure de la ville.

premier grand Torii

Meiji-jingu est un vaste sanctuaire contigu au parc Yoyogi. Prisé des touristes, lieu de cérémonie de mariage traditionnel et endroit populaire pour fêter le Nouvel An, ce complexe shintoïste reste très fréquenté toute l’année.  On y accède par une vaste allée bordée de fûts de saké d’un côté et de tonneaux de vin, dons de la France.

Il s’agit en réalité d’un immense complexe shintoïste, d’abord, passage sous le premier grand Torii, puis la balade dans le jardin impérial  (Meiji Jingû Gyôen) . Ensuite, la visite se poursuit à travers cette forêt de cent mille arbres, jusqu’au jardin intérieur qui héberge plusieurs mariages traditionnels chaque week-end.

l'entrée du temple

Nous avons été frappés par la sobriété de ce temple et la beauté de cette nature qui caractérise si bien le Japon traditionnel. Nous avons respecté le rituel en nous purifiant par l’eau, puis formulé un vœu sur une tablette en bois qui partira en fumée pour que ce souhait se réalise.

Pendant cette visite, il faut absolument visiter le jardin intérieur du sanctuaire Meiji ou Yoyogi Gyoen. Dans ce lieu de 83.000 m², vous avez l’impression de pénétrer dans une forêt où la quiétude naturelle vous isole complètement de la ville située à quelques centaines de mètres. Les plantes et fleurs changent au gré des saisons.

Le soir, nous avons terminé par l’incontournable restaurant Gonpachi  1 Chome-13-11 Nishiazabu, Minato, Tokyo   +81 3-5771-0170. Accueillis avec des « Irashaii » (bienvenue), entonnés par les serveurs qui couvrent une musique d’ambiance année 90, il faut aller au moins une fois dans cet endroit typique et prisé par les touristes comme par les Japonais. C’est le lieu où l’on boit et partage de mets typiques. Indispensable de réserver.

GONPACHI-1

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GONPACHI-1 bis

Ambiance garantie et vue sur la cuisine centrale. De plus, si vous avez vu le film Kill Bill, cet endroit vous semblera familier. Ce restaurant est à l’origine du décor d’une scène mythique. De nombreux artistes fréquentent ce lieu mythique et notamment Johnny Depp et Kanye West.

Curiosité : Tour de Mario Kart dans les rues de Tokyo au Japon.

C’est une des expériences à tenter conduire un kart déguisé en Mario en plein dans les rues de Tokyo. Et en plus des sensations fortes et du côté fun, c’est également un super tour pour visiter les quartiers connus de la capitale nippone comme Roppongi et Shibuya.

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PRO Paul Raydo Obadia avril 2018

Photos PRO

Merci à Laurence Shishido Tél : +81.90.1799.7755

Email : laurenceshishido@gmail.com

 

JAPON, RESTAURANT

Japon, Chapitre 1

Nous avons fait un magnifique voyage et, dans le cadre de notre blog, nous souhaitons vous faire partager notre satisfaction et notre bonheur d’avoir réalisé ce merveilleux séjour.

Notre impression globale, le Japon est un pays fantastique où la gentillesse et la politesse sont les maîtres mots de l’hospitalité japonaise. Vous transmettre ce que nous avons ressenti, tel est notre but en vous décrivant nos visites, nos repas et nos conseils pour que vous puissiez profiter comme nous, de ce déplacement au soleil levant.

Quand vous allez à Tokyo, la première question concerne l’utilisation de l’aéroport : Narita ou Haneda ?

Si votre compagnie aérienne vous donne les deux possibilités, optez sans hésitation pour Haneda qui se trouve à 30 km au sud-ouest de Tokyo, alors que Narita est situé à plus de soixante kilomètres à l’est de la capitale japonaise. Le choix s’impose en faveur de Haneda, c’est plus rapide et moins cher, quel que soit le mode de transport utilisé. (Taxi, train, bus…)

La deuxième question primordiale, comment faut-il visiter le japon ?

Si vous aimez l’aventure, tout est possible, mais parlez-vous japonais ? Pas la peine, vous parlez anglais, mais sachez que les Japonais ne pratiquent pas la langue de Shakespeare et même si c’est le cas, il est parfois difficile de les comprendre. Alors, la solution idéale, c’est d’avoir un accompagnateur parlant japonais et français possédant la connaissance du terrain et qui vous préparera un séjour en fonction de vos objectifs. En ce qui nous concerne, nous avions la chance que notre meilleure amie, Laurence Shishido est Française et réside au Japon depuis 27 ans, mariée à un Japonais, utilise couramment la langue nippone, aime sa ville et n’a qu’une envie, vous faire partager son amour de ce pays qu’elle a adopté.De plus, c’est son métier.

HANEDA AVEC NOTRE AMIE LAURENCE DENANT LE TAXI

(Voir en fin de chapitre ses cordonnées)

La troisième question préalable, quelles dates privilégier ?

Il est difficile d’affirmer que telle saison est préférable à une autre, mais selon les autochtones, la plus belle est celle qui s’étale de mi-mars à début avril, celle des cerisiers en fleurs. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour cette période.

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Les cerisiers (Sakura) ou 50 nuances de rose.

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Sakura est le nom japonais des cerisiers. Leur floraison est un évènement majeur dans la vie des Japonais et cette période est éphémère, puisqu’il s’écoule sur une quinzaine de jours entre l’éclosion, la floraison l’apogée de la floraison le déclin et la chute des pétales. D’où la nécessité de bien choisir les dates de son séjour au Japon. Les prévisionnistes estiment que pour Tokyo c’est habituellement de la dernière semaine de mars à la première d’avril alors que pour Sapporo (île de Hokkaido) ce sera début mai.

Il existe plus de 600 variétés de cerisiers au Japon dont les spectres s’étendent du blanc au rosé foncé. Ils sont merveilleux, mais ne donnent pas de fruit, ils sont là pour la beauté de la nature et lorsque le vent disperse les fleurs, il semble neiger des flocons roses et blancs apportant une purification de l’air et des bienfaits pour ceux qui assistent à ce spectacle merveilleux.

cerisiers dans la ville-4

Nous étions donc à Tokyo cette mégapole tentaculaire de plus de 37 millions d’habitants, la plus grande au monde et nous avons testé toutes sortes de cuisines et la première les fameux sushis.

Pour ce faire, nous sommes allés à Roppongi Hills, le quartier auto proclamé le lieu le plus en vogue à visiter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Le restaurant PINTOKONA, est niché dans un centre commercial propose de délicieux et frais sushis que le chef préparera devant vous. Adresse ; 6-4-1 Roppongi, Minato,  Tokyo +81 3-5771-1133. Petite particularité, il faut enlever ses chaussures avant de passer dans la zone de dégustation.

Pintokona vue générale

Parmi les plats dégustés.

Le saviez-vous ? Une croyance sexiste existe à propos des sushis. Au Japon, son art a longtemps été réservé uniquement aux hommes. La majorité de la population a du mal à imaginer qu’une femme puisse être maître sushis. Les raisons ? Certains pensent que les mains des femmes sont trop douces et chaudes pour pouvoir cuisiner convenablement les sushis ! Il faut attendre 2010 pour qu’un restaurant de sushis tenu uniquement par des femmes puisse voir le jour. C’est l’exception qui confirme la règle, car la croyance est tenace.

Curiosité :

Il est courant de programmer une réunion de travail  en plein air le soir sous les cerisiers, mais en tenue de travail s’il vous plaît! Ce qui n’empêche pas de dîner.

REUNION DE TRAVAIL SOUS LES CERISIERS

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PRO Paul Raydo Obadia avril 2018

Photos Pro

Laurence Shishido Tél : +81.90.1799.7755

Email : laurenceshishido@gmail.com

GASTRONOMIE, MONACO, NICE, RESTAURANT

Paul Obadia aux côtés de Joël ROBUCHON au salon AGECOTEL-NICE

J’avais  un rêve en tant que Directeur Général de Nicexpo : inviter Joël ROBUCHON, comme Président d’honneur du salon AGECOTEL Ce rêve s’est réalisé en 2010 et j’ai découvert un homme de qualité, d’un charisme exceptionnel et d’un grand humanisme.

Le chef le plus étoilé au monde a donc accepté de présider le concours dénommé   » le NEPTUNE d’OR  » ¹. En 2018, j’ai eu le privilège d’être membre du jury à ses côtés.

Le  plat à réaliser est à base de poisson, 150 g  le maigre, de coquillages, trois ormeaux et de crustacés, trois gambas.

En attendant le premier plat, je me suis permis de l’interroger sur sa perte de poids,  30 kg en un an !

Son régime efficace :
Pas de gras, même pas d’huile d’olive.
Pas de pain
Privilégier le poisson à la viande
Diminuer le sucré
Et surtout manger à sa faim.
Pour l’assaisonnement, il existe de très bons vinaigres.

Je peux vous assurer que le résultat est spectaculaire.

Mais déjà,  le jury se met en place, la plupart des membres sont des MOF (meilleurs ouvriers de France) et une seule femme, la journaliste MERCOTTE. Je suis le seul non professionnel de la cuisine.

Jury de la table d’honneur
MERCOTTE, Rocco SEMINARA (vainqueur 2016) Joël ROBUCHON et Paul OBADIAJURY TABLE D'HONNEUR @ CRISTOPHE GIRAUDEAU-AGECO_6092

Six candidats s’affrontent et ont trois heures pour confectionner 8 assiettes, une de présentation et 7 pour les membres du jury, une assiette par deux membres.

En attendant le premier plat, nous discutons en abordant de nombreux sujets. Joël  ROBUCHON, me le confirme à nouveau, ce salon à une âme et une dimension humaine, il est très convivial et l’on y fait toujours des découvertes.

Notamment cette année « la Georgette », une invention de Jean-Louis ORENGO..

Le Concept : à la suite d’une expédition, l’aventurier naturaliste a créé un couvert INNOVANT, la Georgette, c’est 2 couverts et demi en 1, avec un seul couvert, on peut couper avec le bord affilé, piquer comme avec une fourchette, et prendre la sauce comme avec une cuillère. Un seul couvert pour 3 actions, existe pour les droitiers et les gauchers.

Avec Jean-Louis ORENGO le créateur de la Georgette.

Sur le stand du Japon Hokkaido, le chef a découvert le wasabi blanc, c’est du wasabi avec un goût nettement moins fort que le condiment vert que nous avons l’habitude de trouver.

Puis notre bavardage se poursuit : quel est son plat préféré ?  Un poulet rôti avec des pommes de terre !

Mais, place au concours, le premier plat nous est présenté.

Tout de suite, nous tombons d’accord sur un barème de notation qui comprend 3 postes :

Impression gustative
Aspect esthétique (impression d’ensemble, équilibre de la présentation)
Créativité et originalité, goût, texture et  cuisson

Deux mots reviennent : bon et simple avec une notion d’équilibre visuel pour la  séduction du client.

En ce qui me concerne, j’adopte un critère personnel : aurais-je envie de me resservir ?

Le premier candidat a terminé,

Recette : Pavé de Maigre cuit à basse température, farci à la gambas et aux trois herbes, laqué à l’orange.Poireaux fondant en croûte de sel. Tartare de Maigre, radis noir, betterave Chioggia, jeunes pousses du moment et vinaigrette Thaï ; Croustillant de Gambas au sésame noir. Émincé d’Ormeaux juste saisis, tombée d’algue Dulce à l’échalote et beurre noisette.

Nous dégustons et échangeons nos impressions et passons à la notation.

Puis c’est le deuxième candidat.

Recette : Pavé de Maigre et chair d’ormeaux, gambas papillon brulées- bouillon et siphon de cresson.

 

Joël Robuchon me confie, la gambas est bonne, grillée.

Nous goûtons le bouillon, puis notation.

Notre assiette de dégustation est desservie et remplacée par celle du troisième candidat.


Recette : Chaud froid de maigre, ormeau et gambas

 

 

Nous testons tous les composants et notre appréciation est pratiquement identique.

Passons au candidat n° 4

Recette : Déclinaison de l’ormeau, du maigre et de gambas en « chaud froid ».

 

 

Effort de créativité, le goût nous interpelle, c’est simple, c’est bon

Puis, arrive le plat de la première candidate :

Recette : Ravioles multicolores de Gambas en nage de coco aux saveurs asiatiques, Ormeaux Poêlés au Gingembre et pavé de Maigre basse température en croûte de sésame torréfié.

Bien pour l’ensemble, mais, les ormeaux manquent de cuisson.

Enfin, la dernière candidate.

 

Recette : Maigre demi-sel, gambas et choux vert, minestrone, ormeaux et truffe noire

 

Belle création goûteuse et originale.

Nous comparons les notes pour donner une certaine hiérarchie dans les plats qui nous ont été présentés.

Puis les résultats sont  proclamés.

Prix « GLORIA MARIS » pour la mise en valeur du poisson le maigre :

Virgile VINCENT Restaurant L’HORIZON au FAIRMONT HÔTEL MONTE-CARLO avec son commis Nicolas TALIA.

Ensuite, le résultat du NEPTUNE D’OR, qui tient compte en plus, du jury technique sur la préparation maintien du poste de travail, de la tenue vestimentaire, propreté, hygiène. Également la maîtrise professionnelle, de la méthode de technique cuisine.

1er Virgile VINCENT Restaurant L’HORIZON FAIRMONT HÔTEL MONTE-CARLO avec son commis Nicolas TALIA

2e Nathalie Ragot LE BISTROT GOURMAND NICE

 3e Annie Claire Tronqoy : A.C.T. CONSULTING & FORMATION-LA CUISINE DU CHEF ANNIE VENCE

Résultat final :
En présence de Joël ROBUCHON-Marc IPPOLITO-Alain DEFILS-Paul OBADIAPHOTO FINALE-@OLIVIER ATTAR-IMG_7230

Cette journée restera pour moi, une expérience inoubliable aux côtés de Joël  ROBUCHON.

Nice, le 5 février 2018.

AGECOTEL, un salon organisé par Nicexpo 04 92 00 20 80

Photos Christophe Giraudeau/ Olivier Attar/PRO

¹ Concours initié par Marcel Lesoille consultant et conseiller culinaire en produits de la mer, membre cuisinier de l’Association EURO-TOQUES France, Écailler, Champion et détenteur de records du monde d’ouverture d’huîtres.

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LE RUHL-PLAGE A NICE OU L’ÉPOPÉE DES MALACARNE

Le nom des MALACARNE est indissociable de l’histoire du RUHL PLAGE, car depuis sa création en 1920, un membre de cette famille a toujours géré cet établissement.

LA RENCONTRE

Henry RUHL, un Suisse, naturalisé britannique, arrive à Nice en 1900 à l’âge de 18 ans. C’est la belle époque où l’on peut investir facilement par le recours à l’emprunt. En 1913, il inaugure le fameux hôtel de 200 chambres, l’un des plus luxueux du moment et lui donne son nom.

En Italie à PIACENZA, le tout jeune Alfred MALACARNE, fait partie du voyage vers la France, car son père maçon, est obligé de quitter le pays après avoir séduit une fille d’une noble lignée. En ce temps-là, on ne badinait pas avec la mixité sociale. Le voilà donc expatrié à Nice Au moment d »entrer dans la vie active, il devient, ce qu’on nomme en niçois, un « BOCHA », c’est-à-dire un apprenti maçon. Pendant ses loisirs, Il pratiquait la lutte gréco-romaine à un haut niveau. En tant que sportif,  il avait créé en 1904, avec son frère Charles et une bande de copains, l’OGCN, plus communément appelé le GYM, Robert nous montre un porte-clefs en or, cadeau du club pour la commémoration des cinquante ans.

 Mais très vite,  d’autres aspirations professionnelles le motivent et change de métier pour devenir portier au palace de l’hôtel RUHL. Une véritable révolution promotionnelle. Le «patron» de l’hôtel, Monsieur Martinez, propose à Alfred MALACARNE d’ouvrir la première plage d’hôtel « le RUHL-PLAGE ».

L’INVESTISSEUR.

Monsieur Martinez, estimant cet établissement peu rentable décide de céder la plage. En 1923, Alfred se porte acquéreur, mais le prix à payer est de 20 000 francs de l’époque. Sa femme, Carmen vend son bistrot « La Cave Niçoise », 5 rue Masséna, pour devenir propriétaire. C’est la période de la transformation de la promenade et de la structure de la plage. Mais la guerre met fin à cette belle aventure, les allemands réquisitionnent, son fils, Alphonse, négocie 48 heures pour tout débarrasser. Celle-ci devient un dépôt de munitions que les occupants font sauter lors de leur départ.

Alphonse, le fils : LE MAITRE D’ŒUVRE.

Après la guerre, la relève est assurée par le fils Alphonse qui achète les Bains de la Plage pour le franc symbolique, puis l’aquarium. Pendant la construction de la Promenade des Anglais, Monsieur Malacarne exerce son métier au Beau Rivage. Mais à la fin des travaux, il opte pour le Ruhl. C’est l’époque où la famille MALACARNE gère en permanence au moins 2 plages. Dans les années 50-55, Alphonse qui exerce le métier de constructeur se porte acquéreur de l’Hôtel RUHL, avec son associée, Mademoiselle Émery, pour un million de francs,  mais l’état exerce son droit de préemption et la transaction n’aboutit pas. Alphonse abandonne le métier de constructeur pour prendre la suite de son père et développe le RUHL-PLAGE en le modernisant et en créant le restaurant. C’est l’époque de l’attribution des plages de gré à gré.

Claudine et Robert, les petits-enfants : LA CONTINUITÉ.

Robert, à son retour du service militaire, dans les années 75, rejoint son père et Claudine, sa sœur qui n’a jamais quitté la plage. Avec le père, ils forment un trio exigeant pour la satisfaction de la clientèle. Alphonse, arrive toujours le premier sur la plage, il a l’œil et rien ne lui échappe du haut de son fauteuil. Mais comment s’affirmer, alors que le père est omniprésent. Un matin, Robert décide d’arriver avant son père et continuera ainsi, jusqu’au moment où son père accepte l’idée que la relève est assurée. Aujourd’hui, Robert et Claudine sont bien conscients, qu’ils ne sont pas propriétaires, puisque, depuis la loi sapin, ils doivent satisfaire les exigences de la DSP tous les 15 ans. La prochaine aura lieu en 2019 et Les MALACARNE, avec leur relève, espèrent fêter les 100 ans du RUHL-PLAGE en 2020.

 La Relève : LES ARRIÈRES PETIT FILS.

Même si Claudine et Robert sont toujours les gardiens du temple, l’épouse de Robert, Marie-JO et leurs 3 enfants Fabien (27 ans), Thibault (21 ans) et Romain (14 ans) assurent la relève. Notamment Fabien qui travaille dans la finance à paris, se préoccupe du développement de la plage en s’orientant dans la direction des congrès.

 

LES ANECDOTES.

Robert et Claudine ont des ressources inépuisables sur les personnalités qui ont fréquenté l »établissement et ils en ont sélectionné trois.

Madame Cohen:

Pendant la guerre, la plage était ouverte au public jusqu’en novembre 1943 et un jour la milice est arrivée de façon inopinée pour réaliser un contrôle. Madame Cohen avait pour habitude de vendre des lunettes et pour les exposer, les mettait sur ses bras tout en déambulant sur les galets. Pour elle, la milice, c’était le désastre. Elle ne savait que faire et était terrifiée et   transpirait à grosses gouttes. Alphonse, le père de Robert, n’écoutant que sa fibre patriote, il lui enleva toutes les lunettes, la prit par le bras et sortirent tous les deux devant le regard inquisiteur des miliciens. C’est alors qu’Alphonse eut cette réplique salvatrice : hé bien messieurs, vous avez fait peur à ma femme, vous voyez dans quel état vous l’avez mise! . Longtemps après, Madame Cohen a souvent raconté cette histoire à Robert et Claudine avec une compassion qui se lisait dans ses yeux.

Le tigre peureux !

Comme le casino RUHL est à proximité de la plage, l’un des responsables avait eu la bonne idée promotionnelle de faire un tour sur la plage avec un tigre et les danseuses tout emplumées. Arrivée majestueuse sur la plage avec le tigre tenu en laisse pas son dompteur. C’était sans compter sur la présence d’un chat qui avait élu domicile dans l’établissement et qui entendait bien défendre son territoire. À la vue de ce chat, le tigre prit peur, échappa à la vigilance de son maître et s’esquiva le long de la plage. Panique à bord ! Tout le monde à l’eau. L’animal est allé jusqu’au Lido, puis est revenu. C’est ainsi que Robert et son père figés, virent passer le tigre devant eux qui finit son escapade en haut de l’escalier où le dompteur l’attendait.    

La première plage de la Côte d’Azur aux seins nus.

Dans les années 70, Saint-Tropez avait lancé la mode du Top less. Mais ce qui était toléré dans la ville fétiche de Brigitte Bardot n’avait pas encore franchi les limites du var. Un jour de l’année 1972, trois jeunes filles se posent sur les transats de plage et enlèvent le haut de leur maillot. Alphonse MALACARNE, regarde avec intérêt la scène et téléphone au Maire de l’époque pour lui narrer la situation. Jacques Médecin lui répondit si c’est beau, laissez-les ! C’est ainsi que le RUHL devint la première plage de la Côte d’Azur à accepter les seins nus. Claudine MALACARNE ajoute que Jean Pierre Marielle et Michel Constantin, qui tournaient un film à la Victorine, sont arrivés sur la plage et leur première question fut : où sont-ils ?

Les MALACARNE sont intarissables. Ils ont toujours, comme principe, le respect du client avec un service irréprochable, le tout teinté d’une attention toute particulière pour ceux qui choisissent leur plage. C’est leur recette, depuis presque un SIÈCLE !

1 promenade Anglais, 06000 Nice, France

Téléphone: +33493870970

https://ruhl-plage.com/

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PRO novembre 2017

Photos RUHL-PLAGE/PRO

 

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DECOUVERTE, GASTRONOMIE, HÔTEL, NICE, RESTAURANT

Negresco : Le chef fête ses 10 ans.

Pour fêter les 10 ans du Chef Jean-Denis RIEUBLAND, toute son équipe a revisité les plats emblématiques du chef. Nous sommes allés à sa rencontre afin qu’il nous présente son parcours.

En fait, en 2007, Jean-Denis RIEUBLAND, est reconnu comme Meilleur Ouvrier de France dans la section cuisine gastronomie, après un âpre concours entre professionnels. C’est la récompense ultime de la reconnaissance de l’excellence octroyée avec parcimonie par les pairs. Ces MOF, comme on les appelle, ont le privilège de porter une veste avec un col arborant le liseré bleu, blanc, rouge.

Cette année-là, ils ne sont que sept à gravir cet échelon suprême, dont un seul pour la région PACA, Jean-Denis RIEUBLAND du Domaine de Terre-Blanche à Tourrettes, dans le var.

Le hasard n’est jamais fortuit, car à la remise des diplômes, NICOLE SPITZ, la directrice du NEGRESCO, est au premier rang en tant que créatrice de la section MOF gouvernant(e). Justement, elle cherche un nouveau chef et rapidement le courant passe bien entre Madame SPITZ et Jean-Denis RIEUBLAND qui arrive premier après une sélection internationale.

Quel parcours se remémore, Jean Denis. Il était élève du fameux Lycée Hôtelier situé rue de France à Nice, dont la réputation avait dépassé les limites de nos frontières. Dès la sortie, il fait ses premières armes dans des restaurants prestigieux : L’EDEN ROC, le BYBLOS à Courchevel, le ROYAL à la Napoule. Puis, curieusement, il effectue son service militaire dans les transports. Son obligation accomplie, il revient vite vers les tables prestigieuses de France. À Cannes, le CARLTON, à Paris, la TOUR D’ARGENT et le LAPEROUSE, à Lyon, la VILLA FLORENTINE, puis en région Provence Alpes Côte d’Azur, le MIRAMAR BEACH en tant que second, le PALM BEACH. Il participe à l’ouverture du MAS CANDILLE puis de TERRE BLANCHE où il restera quatre ans avant de devenir MOF en 2007. Pour Jean Denis RIEUBLAND, c’est avec fierté qu’il arbore le signe distinctif de cette reconnaissance par ses pairs, mais ce n’est pas une fin en soi, c’est le début d’un autre savoir-vivre.

En 2007, il devient le chef des deux restaurants du NEGRESCO, la ROTONDE et le fameux CHANTECLERC. Dès 2008, il confirme sa première étoile, il crée une équipe, et son objectif, faire revenir la clientèle et surtout la fidéliser. En 2011, Pierre BORD, qui succède à Nicole SPITZ, insuffle un dynamisme contagieux si bien, qu’en 2012, le chef obtient sa DEUXIÈME ÉTOILE.

Pierre BORD nous confie, une étoile c’est plus de 20% de chiffre d’affaire en plus.

À ce sujet, nous souhaitons connaître le sentiment du chef sur la demande de Sébastien BRAS (3 étoiles à LAGUIOLE, au guide Michelin) de ne plus figurer dans l’édition 2018. Jean-Denis RIEUBLAND, nous précise : c’est un choix personnel et d’autres chefs suivront. Cette décision est sûrement motivée par le fait de vouloir s’exprimer plus librement, sans avoir les contraintes inhérentes aux exigences des étoiles et surtout, ne plus avoir une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête. Jean-Denis RIEUBLAND peut comprendre ce choix, mais c’est une voie qu’il ne prendrait pas.

À ce propos, il tire son chapeau à ceux qui se lancent dans l’aventure de l’ouverture d’un restaurant, car aujourd’hui, il faut conjuguer les trois piliers de la tenue d’un restaurant :

En premier lieu : être gestionnaire avec la rigueur indispensable à la rentabilité de l’opération.

Ensuite, être un manager de l’humain, car cet aspect est primordial pour la réussite de l’équipe.

Pour finir, exercer ses talents de cuisinier et mettre en œuvre la créativité nécessaire à l’attractivité et la fidélisation de la clientèle.

En conclusion, il est indispensable d’être passionné ou alors ne pas s’engager.

Que pense le chef de ces nouvelles tendances, bio, végan, végétariennes, sans gluten ? Si on le lui demande, il s’adaptera, mais pour lui, pas de proposition ni à la carte ni au menu. C’est le bon produit et le goût qui sont les ingrédients du succès. Il aime mieux l’agriculture raisonnée plutôt que le bio des antipodes, et surtout le respect des saisons. Sa préférence irait pour l’automne, les champignons et le gibier. Le chef demeure un défenseur de la cuisine française et ne cède pas aux tentations des autres tendances actuelles. Sa méthode consiste toujours à travailler le bon produit. Pour l’anecdote, il a tenu tête à la célèbre Madame AUGIER, la « patronne » de l’hôtel, qui voulait lui faire supprimer le foie gras de la carte !

Sa recette préférée : Langoustines rôties aux piments d’Espelette, cromesquis de tête de veau, pour le mélange terre mer et le clin d’œil à la cuisine traditionnelle avec la tête de veau.

Et si vous invitiez le chef, vous lui feriez plaisir en préparant un navarin d’agneau aux petits légumes et le tout arrosé d’un bon vin rouge côte-rôtie, l’un des crus les plus prestigieux du vignoble de la vallée du Rhône.

En 2011, il  est très touché par l’obtention de la récompense : trophée du meilleur restaurant gastronomique de France plébiscité par ses clients. Mais aujourd’hui, un autre rêve le motive.

La tête dans les étoiles :

Nous lui avons posé la question : dans 10 ans fêterez-vous les 20 ans au NEGRESCO ? Un long silence, puis un petit sourire, et sa réponse « il faut durer et perdurer avec comme l’objectif, la troisième étoile, si l’on m’en donne les moyens ». Nous sommes persuadés que tout sera mis à sa disposition pour réaliser cet objectif.

Voici les tables de prédilections fréquentées par Jean Denis RIEUBLAND. À Paris : Le GABRIEL, L’AMBROISIE, à Cannes, le COSI et enfin, à Nice, Le ROLANCY’S.

Notre bon plan : une formule originale pour découvrir le fameux CHANTECLERC. Les échappées belles du mardi et du mercredi à partir de 19 heures, jusqu’au 8 décembre 2017, un menu réglé = un menu offert (hors boisson), soit 180 € pour deux personnes.

Exclusivement sur réservation : tel – 04 93 16 64 10  mail : chantecler@lenegresco.com

Renseignements sur les restaurants du Negresco : http://www.hotel-negresco-nice.com/les-restaurants

Bonne dégustation.

PRO Paul Raymonde Obadia Octobre 2017.