Avec un brin de nostalgie, nous nous sommes rendus dans cette institution Niçoise qui est appelée à fermer ces portes dans quelques jours. C’est La MAISON BESTAGNO qui depuis 1850 est la référence en matière de parapluies, ombrelles et cannes. Avec une extrême gentillesse, Monsieur Henri BESTAGNO, dit Gino, nous accueille dans son temple situé dans le vieux Nice, au 17 rue de la Préfecture.
C’est avec l’âme d’un compteur que Gino nous évoque son passé. Cela fait 50 ans qu’il a repris le flambeau de cette famille, créateurs de parapluies. Pour faire bref, l’histoire ne remonte pas à l’an pépin, mais en 1850, du temps où Nice n’était pas encore française.
Son grand-oncle, Felipe Colombo, venait à pied du lac majeur jusqu’à Nice pour vendre des parapluies. Il était un OMBRELLAIO AMBULANTE, ce devait être un homme d’affaires remarquable puisqu’il achète, en 1850, les quatre étages du 17 rue de la préfecture. Mais l’appel de l’aventure est plus fort que tout, il part en Argentine et c’est sa femme, une fille BESTAGNO, qui prend le relais. Ce relais sera passé successivement, en 1900, au neveu Mattéo qui le transmet à son frère Augustin en 1929, pour le donner en 1967 à Gino, notre interlocuteur.
Depuis l’âge de 7 ans, il en a fabriqué des parapluies, Gino. Cela se déroulait au premier étage, avec deux ou trois employés, mais il faisait travailler de nombreuses familles à domicile. Cependant, les coûts de production deviennent trop importants et en 1970, Gino décide d’arrêter l’atelier et de se fournir dans les deux principales usines françaises. À Saint-Claude dans le Jura, LA MAISON VAUX fondée en 1920, par Pierre VAUX dont le slogan est l’Art de l’élégance fait main et à Aurillac, dans le cantal, chez PIGANIOL qui depuis 1884, transmet des gestes de fabrication et un savoir-faire séculaire. À ce titre, le Ministère de l’Économie lui a d’ailleurs décerné depuis 2012 le label : « Entreprise du Patrimoine Vivant ».

La fabrication du parapluie n’a pas trop évolué, l’objet est comme à son invention, d’abord couper le tissu, assembler les pointes, assurer plusieurs phases de piquage, réunir tous les éléments et ensuite donner la forme, grâce à un fer vapeur spécial, toute la nuit. Chaque matin, le premier travail des ouvriers consiste à fermer les parapluies. Donc la fabrication requière de nombreuses opérations manuelles, le seul changement, c’est la découpe au laser.

Dans le temps, on comptait QUATRE magasins à Nice et tout le monde travaillait, mais les Chinois et les grandes surfaces ont plombé le marché. Les vendeurs à la sauvette sortent comme les escargots les jours de pluie et aujourd’hui, le commerce traditionnel est en train de mourir. Par voie de conséquence, ce n’est pas quand il pleut que Monsieur BESTAGNO vend le plus de parapluies.
Heureusement, la clientèle étrangère est toujours présente pour le beau parapluie. La maison BESTAGNO est connue dans le monde entier. Pendant notre visite, un colis partait pour Chicago avec quatre parapluies.
Gino a servi de nombreuses célébrités, parmi elles : GALABRU, BELMONDO, BRIGITTE BARDOT, mais du temps de la Victorine, c’était fabuleux.
Un regain pour les ombrelles.
Les dermatologues recommandent à certains de ne pas s’exposer au soleil d’où l’ombrelle, fabriquée avec un tissu anti UV. C’est le même principe que le parapluie, mais en plus petit. Gino a toutes les ombrelles pour le mariage DU PRINCE ALBERT. MICHELE LAROQUE a demandé de lui réaliser les ombrelles pour son dernier film qui se déroule à Nice.
Gino a créé des parapluies aux motifs originaux comme la Baie des Anges, le vieux Nice ou les chaises bleues, cependant vous pouvez commander un parapluie personnalisé.
Le plus grand modèle : Le parapluie du Berger ou du charretier. Voici ses caractéristiques : une tige en bois de hêtre, 130 centimètres de diamètre, constitué par 9 baleines en jonc. Il est fabriqué artisanalement pour s’abriter du soleil, de la pluie et surtout il est anti foudre, son coût 185 €, il ne casse jamais. De toutes les façons, si vous avez un pépin, la réparation est gratuite pour tous vos achats.

La maison BESTAGNO ne fait pas de publicité, mais est connue dans le monde entier. En 167 ANS, cette maison a fait valoir la qualité française et notre belle VILLE DE NICE. C’est avec un pincement au cœur, que GINO tire sa révérence en mettant un terme à sa passion. Sa satisfaction c’est que ce local de 30 m² continuera d’être occupé dans une autre activité, car le fond sera vendu à un artisan qui travaille de ses mains. Nous n’en saurons pas plus.
Quel sera son plus beau souvenir : la gentillesse des clients qui sont devenus des amis dans le monde. Pendant notre rencontre, une charmante dame, avec l’accent anglais, est venue pour offrir un présent à Gino : une reproduction de la devanture. 
Quant à nous, nous pensons que Gino a dû être un bon fournisseur pour le «paradis», car il nous revenait en mémoire la chanson de BRASSENS :
Un p’tit coin d’ parapluie,
Contre un coin d’ paradis.
Alors, un conseil, si vous souhaitez faire un beau cadeau de Noël, courrez vite au 17 rue de la Préfecture, c’est ouvert jusqu’à la fin décembre.
Comme Gino connait le vieux Nice comme pas un, nous lui avons demandé de nous indiquer ses établissements culinaires préférés. Les voici :
ACCHIARDO : 38 rue Droite, 06300 Nice téléphone : +33 4 93 85 51 16
MARCEL BISTROT CHIC : 11 rue de l’Abbaye 06300 Nice +33 (0)4 97 20 14 84
LE MAQUIS : 7 rue de L’Abbaye, 06300 Nice +33 4 93 01 27 05
LES GRANDES CAVES CAPRIOGLIO : 16 Rue Préfecture, 06000 Nice téléphone : +33 4 93 85 66 57
MAISON BESTAGNO 17 rue de la Préfecture 06300 Nice 04 93 80 33 13 ouvert jusqu’à fin DÉCEMBRE 2017
PRO Paul et Raymonde Obadia décembre 2017
Photos PRO
Additif : Gino a pris sa retraite le 31 décembre 2017 et c’est un artisan bijoutier qui repris la boutique en conservant la façade.








En Italie à PIACENZA, le tout jeune Alfred MALACARNE, fait partie du voyage vers la France, car son père maçon, est obligé de quitter le pays après avoir séduit une fille d’une noble lignée. En ce temps-là, on ne badinait pas avec la mixité sociale. Le voilà donc expatrié à Nice Au moment d »entrer dans la vie active, il devient, ce qu’on nomme en niçois, un « BOCHA », c’est-à-dire un apprenti maçon. Pendant ses loisirs, Il pratiquait la lutte gréco-romaine à un haut niveau. En tant que sportif, il avait créé en 1904, avec son frère Charles et une bande de copains, l’OGCN, plus communément appelé le GYM, Robert nous montre un porte-clefs en or, cadeau du club pour la commémoration des cinquante ans.

Monsieur Martinez, estimant cet établissement peu rentable décide de céder la plage. En 1923, Alfred se porte acquéreur, mais le prix à payer est de 20 000 francs de l’époque. Sa femme, Carmen vend son bistrot « La Cave Niçoise », 5 rue Masséna, pour devenir propriétaire. C’est la période de la transformation de la promenade et de la structure de la plage. Mais la guerre met fin à cette belle aventure, les allemands réquisitionnent, son fils, Alphonse, négocie 48 heures pour tout débarrasser. Celle-ci devient un dépôt de munitions que les occupants font sauter lors de leur départ.
Après la guerre, la relève est assurée par le fils Alphonse qui achète les Bains de la Plage pour le franc symbolique, puis l’aquarium. Pendant la construction de la Promenade des Anglais, Monsieur Malacarne exerce son métier au Beau Rivage. Mais à la fin des travaux, il opte pour le Ruhl. C’est l’époque où la famille MALACARNE gère en permanence au moins 2 plages. Dans les années 50-55, Alphonse qui exerce le métier de constructeur se porte acquéreur de l’Hôtel
Robert, à son retour du service militaire, dans les années 75, rejoint son père et Claudine, sa sœur qui n’a jamais quitté la plage. Avec le père, ils forment un trio exigeant pour la satisfaction de la clientèle. Alphonse, arrive toujours le premier sur la plage, il a l’œil et rien ne lui échappe du haut de son fauteuil. Mais comment s’affirmer, alors que le père est omniprésent. Un matin, Robert décide d’arriver avant son père et continuera ainsi, jusqu’au moment où son père accepte l’idée que la relève est assurée. Aujourd’hui, Robert et Claudine sont bien conscients, qu’ils ne sont pas propriétaires, puisque, depuis la loi sapin, ils doivent satisfaire les exigences de la DSP tous les 15 ans. La prochaine aura lieu en 2019 et Les MALACARNE, avec leur relève, espèrent fêter les 100 ans du RUHL-PLAGE en 2020.

Pendant la guerre, la plage était ouverte au public jusqu’en novembre 1943 et un jour la milice est arrivée de façon inopinée pour réaliser un contrôle. Madame Cohen avait pour habitude de vendre des lunettes et pour les exposer, les mettait sur ses bras tout en déambulant sur les galets. Pour elle, la milice, c’était le désastre. Elle ne savait que faire et était terrifiée et transpirait à grosses gouttes. Alphonse, le père de Robert, n’écoutant que sa fibre patriote, il lui enleva toutes les lunettes, la prit par le bras et sortirent tous les deux devant le regard inquisiteur des miliciens. C’est alors qu’Alphonse eut cette réplique salvatrice : hé bien messieurs, vous avez fait peur à ma femme, vous voyez dans quel état vous l’avez mise! . Longtemps après, Madame Cohen a souvent raconté cette histoire à Robert et Claudine avec une compassion qui se lisait dans ses yeux.
Les MALACARNE sont intarissables. Ils ont toujours, comme principe, le respect du client avec un service irréprochable, le tout teinté d’une attention toute particulière pour ceux qui choisissent leur plage. C’est leur recette, depuis presque un SIÈCLE !
Cette année-là, ils ne sont que sept à gravir cet échelon suprême, dont un seul pour la région PACA, Jean-Denis RIEUBLAND du Domaine de Terre-Blanche à Tourrettes, dans le var.
En 2007, il devient le chef des deux restaurants du NEGRESCO, la ROTONDE et le fameux CHANTECLERC. Dès 2008, il confirme sa première étoile, il crée une équipe, et son objectif, faire revenir la clientèle et surtout la fidéliser. En 2011, Pierre BORD, qui succède à Nicole SPITZ, insuffle un dynamisme contagieux si bien, qu’en 2012, le chef obtient sa DEUXIÈME ÉTOILE.
Sa recette préférée : Langoustines rôties aux piments d’Espelette, cromesquis de tête de veau, pour le mélange terre mer et le clin d’œil à la cuisine traditionnelle avec la tête de veau.
Bonne dégustation.









Il est vrai que Marc Bailliart, obéit à l’usage : tous les quatre ans, un nouvel horizon. Donc, c’est avec femme, enfants, armes et bagages, que la famille change d’atmosphère. Difficile d’appliquer l’article 215 du Code civil qui précise que La résidence de la famille est au lieu qu’ils choisissent d’un commun accord, sauf que dans ce cas c’est la volonté du siège d’Air France.
Solange, née à Madagascar, nous confie que sa vie est réglée par des cycles de 13 ans. Le premier se passe merveilleusement bien dans le cocon familial. Elle vit dans une des plus grandes îles et qui est une sorte de sanctuaire d’une nature unique au monde. Pour entamer le deuxième cycle, à la suite à un drame familial, elle est envoyée dans la région de Montpellier et le changement est difficile à supporter. Néanmoins, elle entame des études de droit, faute de mieux, à Aix-en-Provence, et en sort, en 1984 avec une maîtrise en droit des affaires. Elle a déjà le virus de la « bougeotte », part à Oxford comme fille au pair pour se perfectionner en anglais. Elle prépare Sciences Po, mais troublée par un attentat proche du lieu de son travail, ne réussit pas Sciences Po et entame un master de gestion à l’ISG.
C’est l’ouverture vers l’international ! AIR-FRANCE nomme Marc, Directeur du Maroc–Sud. à Casablanca.
C’est un choc culturel et technologique, mais la vie est très chère et au bout d’un an c’est vers Bangkok que toute la famille se dirige. Solange en profite pour apprendre le Thaï, guide bénévole, elle s’occupe de la formation des guides.

Ils adorent cette ville et sa région. Nice n’est pas une ville de vieux, c’est une mégapole cosmopolite à taille humaine où il fait bon vivre. Pour Solange, c’est difficile de trouver un travail, mais à force de ténacité, elle arrive à ses fins, dans cette ville de Nice qu’ils qualifient tous les deux de plus belle ville de France !










boulangerie des Maures, accompagné d’un pur « brebis » du Larzac, avec un verre de vin de Bellet . Vous terminerez par une glace, une crêpe ou mieux par des biscuits, meringues ou macarons du Marchand de douceurs qui vient en voisin, puisqu’il les produit à Vallauris.
4-Vous êtes végétarien, végétalien végan ou sans gluten, vous trouverez sûrement un produit qui correspond à votre catégorie. Pour les curieux, ils trouveront une définition de ces mots à la fin de l’article.
5-Vous souhaitez des appareils ménagers qui vous permettront de mettre en application les principes de la consommation Bio, vous aurez tout le nécessaire.
Ce produit naturel aide à éliminer les résidus de produits de traitements présents sur leur peau. Pour les adeptes des poêles sans taches, ne frottez plus, saupoudrez de bicarbonate sur les endroits les plus sales et ajoutez de l’eau chaude. Laissez agir au moins 15 minutes, frottez un peu et rincez. Enfin notre dernier conseil, quand vous ouvrez votre réfrigérateur et que vous constatez qu’il sent mauvais, prenez votre boite de bicarbonate et versez-en dans un récipient que vous laissez ouvert milieu du réfrigérateur. Plus l’air circulera au niveau du bicarbonate, plus il sera efficace. Donc, vous voyez une visite s’impose à Bionazur. 








Nous avons appris un mot : le maître-bau qui correspond à la plus grande largeur d’un navire. Il dérive du mot bau qui signifiait barrot, soit une pièce de structure transversale servant à raidir le bordé aligné sur chaque membrure et soutenant le pont, en s’étendant de part et d’autre du navire pour le ponant le maître-bau est de 11.9 m.








Pari tenu, Roland de ZORDO a réalisé 6 fours sur remorque et c’est ainsi qu’il a fait goûter cette spécialité typiquement niçoise, d’abord dans sa région, mais aussi à Genève, Ottawa, Brie-Comte-Robert, aux Champs Élysées ! Il a refusé la muraille de Chine et Macao. Toutefois, notez bien, depuis 26 ans il est le fournisseur officiel de la Principauté de Monaco. Il a fait la socca à la villa Rocagel et chaque année, en septembre, lors du pique-nique t
