Il était une fois, en 2012, trois étudiants de l’Institut Paul BOCUSE à Lyon que leur origine sudiste avait rapproché.

SAMUEL, originaire de Hyères, avait baigné dans la cuisine de ses parents restaurateurs et sa voie était toute tracée. JULIETTE arrivait de Manosque et après des études d’architectures, elle avait délaissé les plans de masse pour les plans culinaires. Quant à PIERRE-JEAN, il avait quitté la luminosité de Nice pour les brumes lyonnaises de ce très réputé institut, pour se perfectionner en gestion.
Leurs diplômes en poche, JULIETTE et SAMUEL entament un parcours dans la haute gastronomie des établissements les plus étoilés : La RÉSERVE DE BEAULIEU *, LA PINEDE ***, TROISGROS ***, LE BRISTOL***, PASSAGE 53 **. Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, Cupidon s’est permis de décocher une flèche en sucre pour les réunir.

PIERRE-JEAN, décroche un master en gestion à l’école de Management de Lyon. Son sésame en poche, il affûte ses premières armes à SHANGHAI, en exerçant une fonction prémonitoire, puisqu’il devient chef de projet en supervisant l’ouverture de plusieurs restaurants.
Mais l’appel du sud est plus fort que tout et en décembre 2017, les trois amis décident de s’associer pour ouvrir un restaurant.
Une limite est fixée entre Aix et Nice. Commence donc le long chemin des visites d’établissements plus ou moins glauques. C’est alors que les anges de la restauration leur ouvrent les portes d’un établissement rue Bonaparte, en plein du nouveau quartier « Le Marais de Nice ». L’affaire est conclue. Avec peu de moyens, ils entament des travaux de rénovation.

Rien ne se fait sans un grain de folie et nos trois compères veulent bousculer les codes de la restauration. Ils décident de profiter de leur expérience pour proposer une nouvelle cuisine, novatrice et conviviale, inscrite dans un réseau de producteurs locaux. « Les Agitateurs » étaient nés, avec une ouverture en MAI 2018.

Des formules innovantes, surprenantes, où le mélange des goûts est comme d’innombrables bombes à retardement qui explosent en bouche pour le bonheur de nos papilles. Le seul problème, c’est que c’est tellement bon qu’on en redemanderait…
Les formules
le soir, Les Agitateurs proposent une formule six séquences « De l’inattendu au plat de réconfort ». Si vous êtes végan, il suffit de l’annoncer lors de votre réservation.






Formule déjeuner

Formule Suggestions de saisons

Formule brunch le dimanche à 27 €

Pour presque tout savoir
Les agitateurs ont choisi leurs fournisseurs, pour les fruits et légumes, le producteur André Luciano du cours Saléya, pour le poisson (Pilou 58 bd Gambetta Nice) pour la boucherie (José 40 rue Bonaparte Nice), Dordonat pour le pain 19 rue Barla, à Hyères, le domaine du moulin pour les légumes et chez Joëlle à LA CRAU pour tous les agrumes.
Quand les agitateurs vont au restaurant, voici leurs préférences Le Goupil 21 Rue Barla 06300 Nice, Alto Resto 10 Rue Fodéré, 06300 Nice et le Lavomatique 11 rue du Pont Vieux, 06300 Nice.
| Bon à savoir : Les Agitateurs 24 rue Bonaparte 06300 Nice |
| Tél : 09 87 33 02 03 Email : Lesagitateursnice@gmail.com |
| Mercredi 12 h – 14h :: 19h30 – 22h Jeudi 12 h – 14h :: 19h30 – 22h Vendredi 12 h – 14h :: 19h3h – 22h Samedi midi fermé :: 19h30 – 22h Dimanche 11h30 – 15h :: 19h30 – 22h |
| FERMETURE : Lundi – Mardi |
| Facebook : Cliquez ici |
| Instagram : cliquez ici |
| Site Internet : Cliquez ici |
En conclusion : une adresse à essayer, à adopter et à recommander.
Photos : Pro et avec l’aimable autorisation de Thomas Audiffren
PRO Paul et Raydo Obadia Janvier 2019






















Marco SEASSAU est un personnage haut en couleur, un passionné de la cuisine niçoise. Son parcours est pour le moins curieux.
Tout le monde met la main à la pâte et, depuis 4 ans, c’est un succès. Tout est fait sur place sauf les oignons et la sauce qui sont cuisinés à la maison. C’est un plaisir de voir travailler Marco qui a été obtenu le label cuisine Nissarde décerné par l‘Office de Tourisme et des Congrès de Nice (OTCN). Ce label est attribué aux restaurateurs par un comité technique, selon des critères de sélection portant sur :







Le couple souhaite posséder un établissement pour pouvoir s’exprimer, et c’est Tamara qui trouve ce lieu « La belle Étoile ». Pour Manuel, ce n’était pas un endroit auquel il avait pensé, mais il nous confie « Mon étoile c’est ma femme et je lui fais confiance ». C’est ainsi que le 13 avril 2017 le restaurant ouvre ses portes.

Pour les plats un filet pageot sauvage, jus aux olives et origan et un carré d’agneau de l’Adret, jus au romarin. Le tout, accompagné de petits légumes du moment, et du fameux écrasé de pommes de terre. Pour terminer, il nous conseille le parfait glacé de melon, nougatine. Au niveau de la carte des vins, l’offre est d’origine régionale comme le Château Roubine Lion et Dragon ou le Minuty Prestige. Le menu, (formule 2,2,2), est composé d’une partie immuable en entrée, la soupe de poissons de roche ou la terrine de canard et en plat, une viande ou un poisson, pour terminer avec deux desserts. Un bon compromis, rapport qualité-prix à 32 €.
Ce qui fait plaisir, c’est de voir ce couple heureux. Principalement destinée au service, Tamara virevolte de table en table, quant à Manuel, quand il n’est pas aux fourneaux, il aime bien aller au contact afin de connaître le ressenti de la clientèle.

Nous allons vous faire partager un parcours atypique d’un homme qui aime le surpassement.
À 18 ans, il s’engage dans la Marine nationale et prépare tout seul le concours d’entrée de l’école des maîtres d’hôtel de la marine nationale de Saint Mandrier. Non seulement il le réussit mais sort major de sa promotion. Il choisit le Ministère de la mer et apprend toutes les subtilités du métier et notamment, les exigences du protocole. Un jour, le Premier Ministre de l’époque, Pierre MAUROY, lui demande s’il a déjà embarqué sur un bateau, il lui fait part de son souhait de servir sur la Jeanne D’Arc. Son rêve devient réalité en 1983. Il passe trois années à découvrir les cinq continents et met en exergue le raffinement du “service à la française” en servant des hôtes prestigieux.

Denis cuisine la poularde au vin jaune et aux morilles, la truite sauvage de la loue (rivière qui traverse le Doubs et le Jura), et le gibier.
















de 14h00 à 20h00 un vrai soin super gourmand, un moment de plaisir intense autour de la pose d’un masque visage au chocolat cru pour redonner de l’éclat au teint suivi d’une mise en beauté.
















En Italie à PIACENZA, le tout jeune Alfred MALACARNE, fait partie du voyage vers la France, car son père maçon, est obligé de quitter le pays après avoir séduit une fille d’une noble lignée. En ce temps-là, on ne badinait pas avec la mixité sociale. Le voilà donc expatrié à Nice Au moment d »entrer dans la vie active, il devient, ce qu’on nomme en niçois, un « BOCHA », c’est-à-dire un apprenti maçon. Pendant ses loisirs, Il pratiquait la lutte gréco-romaine à un haut niveau. En tant que sportif, il avait créé en 1904, avec son frère Charles et une bande de copains, l’OGCN, plus communément appelé le GYM, Robert nous montre un porte-clefs en or, cadeau du club pour la commémoration des cinquante ans.

Monsieur Martinez, estimant cet établissement peu rentable décide de céder la plage. En 1923, Alfred se porte acquéreur, mais le prix à payer est de 20 000 francs de l’époque. Sa femme, Carmen vend son bistrot « La Cave Niçoise », 5 rue Masséna, pour devenir propriétaire. C’est la période de la transformation de la promenade et de la structure de la plage. Mais la guerre met fin à cette belle aventure, les allemands réquisitionnent, son fils, Alphonse, négocie 48 heures pour tout débarrasser. Celle-ci devient un dépôt de munitions que les occupants font sauter lors de leur départ.
Après la guerre, la relève est assurée par le fils Alphonse qui achète les Bains de la Plage pour le franc symbolique, puis l’aquarium. Pendant la construction de la Promenade des Anglais, Monsieur Malacarne exerce son métier au Beau Rivage. Mais à la fin des travaux, il opte pour le Ruhl. C’est l’époque où la famille MALACARNE gère en permanence au moins 2 plages. Dans les années 50-55, Alphonse qui exerce le métier de constructeur se porte acquéreur de l’Hôtel
Robert, à son retour du service militaire, dans les années 75, rejoint son père et Claudine, sa sœur qui n’a jamais quitté la plage. Avec le père, ils forment un trio exigeant pour la satisfaction de la clientèle. Alphonse, arrive toujours le premier sur la plage, il a l’œil et rien ne lui échappe du haut de son fauteuil. Mais comment s’affirmer, alors que le père est omniprésent. Un matin, Robert décide d’arriver avant son père et continuera ainsi, jusqu’au moment où son père accepte l’idée que la relève est assurée. Aujourd’hui, Robert et Claudine sont bien conscients, qu’ils ne sont pas propriétaires, puisque, depuis la loi sapin, ils doivent satisfaire les exigences de la DSP tous les 15 ans. La prochaine aura lieu en 2019 et Les MALACARNE, avec leur relève, espèrent fêter les 100 ans du RUHL-PLAGE en 2020.

Pendant la guerre, la plage était ouverte au public jusqu’en novembre 1943 et un jour la milice est arrivée de façon inopinée pour réaliser un contrôle. Madame Cohen avait pour habitude de vendre des lunettes et pour les exposer, les mettait sur ses bras tout en déambulant sur les galets. Pour elle, la milice, c’était le désastre. Elle ne savait que faire et était terrifiée et transpirait à grosses gouttes. Alphonse, le père de Robert, n’écoutant que sa fibre patriote, il lui enleva toutes les lunettes, la prit par le bras et sortirent tous les deux devant le regard inquisiteur des miliciens. C’est alors qu’Alphonse eut cette réplique salvatrice : hé bien messieurs, vous avez fait peur à ma femme, vous voyez dans quel état vous l’avez mise! . Longtemps après, Madame Cohen a souvent raconté cette histoire à Robert et Claudine avec une compassion qui se lisait dans ses yeux.
Les MALACARNE sont intarissables. Ils ont toujours, comme principe, le respect du client avec un service irréprochable, le tout teinté d’une attention toute particulière pour ceux qui choisissent leur plage. C’est leur recette, depuis presque un SIÈCLE !